MAGHREB
19/11/2014 14h:15 CET | Actualisé 21/11/2014 08h:32 CET

Tunisie: Des candidats à la présidentielle qui misent aussi sur les réseaux sociaux

Beji Caïd Essebsi, Moncef Marzouki, Mustapha Kamel Nabli
Facebook/Beji Caid Essebsi
Beji Caïd Essebsi, Moncef Marzouki, Mustapha Kamel Nabli

POLITIQUE - La campagne électorale pour l'élection présidentielle bat son plein à 4 jours du scrutin. Dans ce contexte, plusieurs candidats à la présidentielle se sont lancés dans une communication interactive sur Twitter.

On se souvient que la ministre du tourisme, Amel Karboul, a été l'une des premières personnalités politiques à répondre aux internautes sur ce réseau social, en septembre 2014. Cet exercice peu habituel en Tunisie, tend à devenir de plus en plus répandu, chez des personnalités politiques en quête de modernité.

Béji Caïd Essebsi sur Twitter à 87 ans

Le candidat Beji Caïd Essebsi, malgré ses 87 ans, est devenu assez présent sur la toile depuis le début de la campagne.

Le 14 novembre, il se soumettait à un 'TweetChat', une séance de questions-réponses en direct sur Twitter.

Ce jour-là, le leader de Nida Tounes était entouré de plusieurs jeunes devant leurs ordinateurs portables, prêts à retranscrire ses réponses.

La séance de questions-réponses a totalisé 1979 tweets pour 358 contributeurs. L'expérience réussie, d'après son équipe, sera renouvelée le mois prochain.

Mustapha Kamel Nabli se met aussi en scène

Mustapha Kamel Nabli, candidat ayant annoncé son retrait lundi 17 novembre, avait travaillé son image de candidat qui maitrise les nouvelles technologies.

Comme Caïd Essebsi, lorsque Nabli communique sur Twitter, il se laisse volontiers photographier et filmer.

Lors d'un "TweetChat" le 15 novembre, des photos le montraient répondre lui-même aux questions des internautes.

Une séquence a d'ailleurs été publiée sur sa page Facebook officielle, preuve qu'il est un candidat connecté.

"Sans barrières"

Parmi les vidéos postées sur la chaîne YouTube de Moncef Marzouki, une série intitulée "Sans barrières". Le candidat y répond aux questions des "jeunes" qui veulent en savoir plus sur sa politique.

"Chers jeunes amis, il y a plusieurs questions qui vous viennent à l'esprit et il y aussi plusieurs réponses que je veux donner à ces questions (...) à travers les réseaux sociaux et #Marzouki2014".

"Je serais au rendez-vous quotidiennement tout au long de cette campagne électorale", promet-il dans une vidéo où il s'affiche, notamment, en train de tapoter sur son ordinateur.

Face caméra, il assure aux internautes: "Continuez à me poser des questions librement et je suis prêt à y répondre même si elle sont embarrassantes."

L'une des questions posée était: "Monsieur le président, si nous votons pour vous, devons-nous nous attendre à ce que vous appliquiez strictement la loi ou allez-vous continuer à être laxiste?".

Marzouki répond: "Les gens ne comprennent pas ma position. Je suis un militant des droits de l'Homme (...) Mon indifférence à l'égard des mensonges de certains est une position morale et politique. Elle n'a aucun rapport avec une stricte application de la loi".

Les candidats peuvent chercher dans les réseaux sociaux une proximité avec les internautes, sans intervention des médias traditionnels (télé, radio, presse) qui peuvent les critiquer.

La plupart des 27 candidats ont sponsorisé leurs pages Facebook pour avoir un plus grand impact sur les internautes.

Ces candidats à la présidentielle sont passés à l'ère de la "politique 2.0".

Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu pour le 23 novembre avec 27 candidats en lice dont 5 se sont désistés. Si aucun candidat n'obtient plus de 50% des voix exprimées, un second tour sera organisé fin décembre entre les deux candidats arrivés en première et deuxième position.

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