ALGÉRIE
19/11/2014 08h:12 CET | Actualisé 19/11/2014 09h:17 CET

Après l'attaque de la Synaguoge: Israël détruit les maisons des auteurs des attaques à Jerusalem

AFP

La "main de fer" promise par Israël frappe déjà à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la Ville sainte. L'armée et la police d'occupation ont pour la première fois depuis des années fait exploser l'appartement d'un jeune palestinien au lendemain de l'attentat qui a ciblé une synagogue à Jérusalem Ouest.

Cette opération menée à Jérusalem pour la première fois depuis 2009, est considérée par les Palestiniens comme une insupportable punition collective mettant à la rue des familles entières.

Les services de sécurité israéliens ont, comme ils le font depuis des années ailleurs en territoires occupés, fait sauter dans la nuit de mardi à mercredi le logement d'Abdelrahmane Shalodi dans une haute bâtisse du quartier populaire de Silwan à Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël.

Abdelrahmane Shalodi est l'auteur de l'une de ces attaques "béliers". il a foncé avec sa voiture le 22 octobre dernier sur des passagers descendant du tramway à la limite entre Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est.

Le logement n'est plus, ce matin qu'un trou béant rempli de gravats entre deux étages. Les charges disposées par les Israéliens ont soufflé les parois intérieures et extérieures, dont l'une s'est écrasée sur une voiture garée en contrebas, a rapporté l'Agence de presse française (AFP).

Outre les Shalodi, trois familles ont reçu une notification formelle que leur maison allait être détruite. Celles des auteurs de l'attentat de la synagogue doivent s'attendre à la même infortune, le Premier ministre israélien ayant donné des ordres en ce sens.

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Cette entreprise punitive, s'inscrit dans le cadre du tout répressif de l'administration israélienne pratiquée depuis les débuts des intifafdha. Les maisons des auteurs d'attaques sont systématiquement détruites. Ce qui fait craindre une rapide destruction des maisons d'autres palestiniens.

Au sein des forces israéliennes elles-mêmes, rapporte l'AFP, on apprécie diversement l'effet de ces démolitions, jugées dissuasives par certains, contre-productives par d'autres, et en tout cas susceptibles d'ajouter à des tensions déjà très vives.

Les autorités israéliennes, affirme-t-on, ont voulu montrer qu'elles tiendraient l'engagement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de "réagir avec une poigne de fer à la série d'attentats récents" et à celui perpétré mardi dans une synagogue de Jérusalem-Ouest.

Deux cousins palestiniens, Oudaï et Ghassan Abou Jamal, y ont tué quatre rabbins et un policier avant d'être tués. C'est l'attaque la plus meurtrière depuis 2008 en Israël et la première contre un lieu de culte juif à Jérusalem depuis longtemps.

Depuis l'été, Jérusalem a été le théâtre de plusieurs attaques, mais aussi d'affrontements devenus quotidiens entre jeunes palestiniens et policiers israéliens.

L'exaspération des Palestiniens devant l'occupation, les intimidations, la poursuite de la colonisation israélienne, les arrestations par centaines depuis l'été ou le chômage est catalysée par l'inquiétude religieuse quant au statut de l'ultra-sensible esplanade des Mosquées.

Les musulmans s'alarment de voir des extrémistes juifs tenter de prier sur l'esplanade.

Les autorités israéliennes, n'ont pas trouvé meilleure solution que le renforcement du déploiement policier et de l'arsenal répressif, dans lequel les démolitions de maisons occupent une place de choix.

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