MAGHREB
17/11/2014 15h:33 CET | Actualisé 17/11/2014 16h:15 CET

Tunisie - Présidentielle: Mustapha Kamel Nabli et Noureddine Hached jettent l'éponge et critiquent d'autres candidats

Facebook

Noureddine Hached, un des 27 candidats officiels à l'élection présidentielle a annoncé lundi son retrait de la course, lors d'une interview diffusée par la chaîne de télévision publique Wataniya 1.

Le fils Farhat Hached, leader syndicaliste assassiné en 1952, a critiqué une campagne basée sur l'argent et indiqué qu'il n'avait pas les moyens dont disposent certains de ses concurrents, ni la couverture médiatique qui leur est réservée.

M. Hached a en ce sens indiqué que l'argent dépensé par ces candidats aurait pu servir d'autres causes ou projets qu'il a jugés plus importants.

Mustapha Kamel Nabli fustige les propos de Moncef Marzouki

Quelques minutes plus tard, Mustapha Kamel Nabli a également annoncé sa décision de se retirer de la course, sur la chaine privée Nessma TV. M. Nabli a déploré un climat de violence et de division et directement critiqué l'actuel Président Moncef Marzouki, candidat à sa propre succession.

"Comment un Président, même provisoire, peut traiter ses concurrents de 'taghout' (tyrans dans un sens religieux)? Est-ce à un appel au meurtre ou quoi? (...) Et qui sont les soutiens de (Marzouki) aujourd'hui? Hezb Tahrir (parti islamiste prônant l'application de la Charia)?", a-t-il déploré.

En plus du discours jugé haineux du Président Marzouki, Mustapha Kamel Nabli a critiqué un emploi excessif de l'argent politique qui, d'après lui, dépasse le montant fixé par la Loi électorale pour le financement de la campagne.

Interrogé sur une éventuelle proposition pour le poste de président du futur gouvernement, Nabli a déclaré qu'aucune concertation n'avait eu lieu, sans toutefois rejeter le principe. Il a de même affirmé que la question d'un soutien à un autre candidat ne s'était pas encore posée et qu'elle serait débattue avec son équipe dans les prochains jours.

Avec Noureddine Hached et Mustapha Kamel Nabli, deux autres candidats avaient annoncé auparavant leur décision de retirer leur candidature, même si ces retraits ne peuvent être officiellement pris en compte, selon les dispositions de la loi électorale. Sur les 27 candidats à la magistrature, 23 restent dans la course pour accéder à la magistrature suprême.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Maghreb sur notre page Facebook.