ALGÉRIE
07/11/2014 13h:33 CET | Actualisé 07/11/2014 14h:43 CET

Algérie-France: Sellal et Fabius à Oran le 10 novembre pour l'inauguration de l'usine Renault

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L’inauguration de l'usine Renault de Oued Tlelat à Oran aura lieu le 10 novembre prochain en présence du Premier ministre Algérien Abdelmalek Sellal et du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

Le porte-parole des Affaires étrangères françaises a indiqué que M. Laurent Fabius sera présent à Oued Tlelat en compagnie d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, avec lequel il co-présidera la délégation française pour le deuxième comité mixte économique franco-algérien.

Ce déplacement, indique le Quai d’Orsay toujours, " illustre le partenariat stratégique fort et confiant que nous avons construit avec l'Algérie". Renault avait annoncé en septembre que son PDG Carlos Ghosn, inaugurera début novembre l'usine algérienne d'Oran qui fabriquera la Dacia Loganet dont la production devrait atteindre à terme 75.000 unités par an.

Renault copropriétaire à hauteur de 49%

Le PDG de la firme française et son allié japonais Nissan veulent marquer le coup pour le début de production symbolique du site de Oued Tlelat à Oran. La réalisation a démarré il y a tout juste un an. Renault avait annoncé la création de plus de 350 emplois directs, correspondant à une capacité d'assemblage de 25 000 véhicules par an pour la première phase du projet.

Dans une deuxième phase, le potentiel devrait passer à 75.000 véhicules, selon le groupe français. Le premier modèle produit sera la Dacia Logan, sous le nom de Renault Symbol. Le modèle est destiné au marché local, devenu le deuxième plus grand marché du continent africain. Le site doit aussi fabriquer à terme des utilitaires.

L'usine d'Oran est sans commune mesure en terme d'envergure avec celle de Tanger. Le site géant de Renault à Tanger, qui produit les Dokker, Lodgy et Sandero, est effectivement d'un d'une toute autre ampleur, est destiné, lui, essentiellement à l'export (à 90%), notamment vers l'Europe et la France.

En décembre 2012, Renault, la Société Nationale de Véhicules Industriels (SNVI) et le Fonds National d'Investissement (FNI) avaient signé un pacte d'actionnaires en vue de la création d'une co-entreprise, dont la partie algérienne détient 51% des parts et le groupe français 49%. Les négociations, délicates, ont duré très longtemps, butant en particulier sur le lieu d'implantation.

L'emplacement d'Oued Tlelat a finalement été choisi par Renault en raison de ses atouts : réseau routier, main d'œuvre relativement qualifiée, proximité du port d'Oran. L'usine doit comprendre des ateliers de tôlerie, emboutissage et peinture. Un tissu de sous-traitance local doit être également développé.

"Le projet permettra de créer, à terme, plus de 1200 emplois directs et plusieurs milliers d'emplois indirects", a affirmé, pour sa part, Bernard Emié, ambassadeur de France à Alger, dans un entretien accordé à l'agence de presse algérienne (APS) en octobre dernier.

Des bagnoles et d'autres affaires

Selon, le partenaire français toujours, cette visite renforce " le partenariat économique, notamment en encourageant les projets industriels franco-algériens".

M. Laurent Fabius abordera, dans ce sillage, quatre priorités : "le développement des infrastructures et des transports ; la promotion de projets de villes nouvelles aux normes internationales ; le développement de la coopération en matière de tourisme ; l'innovation en matière d'énergie".

A l'instar des autres visites de responsables français, plusieurs entreprises et opérateurs français accompagneront les membres de leur gouvernement pour tenter de trouver de nouvelles possibilités d'investissements en Algérie. Des tentatives assez infructueuses à ce jour. Du moins, du point de vue de la partie algérienne.

Au programme de la visite de Fabius figurent aussi des sujets sécuritaires sensibles. Selon le même communiqué, le second volet de la visite du chef de la diplomatie française en Algérie concernera les "relation bilatérales comme notre coopération sur les questions régionales, par exemple sur le Mali et la Libye".

L'ambassadeur français a indique la réunion du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA), permettra de passer à "un nouveau stade" dans le processus de partenariat. Il a relevé que son pays était le deuxième partenaire économique de l'Algérie avec des échanges s'élevant à 10 milliards d'euros en 2013.

"Nous sommes le premier investisseur hors hydrocarbures et le premier employeur étranger. Les 450 entreprises françaises, présentes dans le pays, ont permis de créer 40 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects", a-t-il expliqué, tout en s'engageant à travailler "sans relâche" pour que son pays redevienne le "premier partenaire" économique de l'Algérie dans "tous les domaines".

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