ALGÉRIE
06/11/2014 07h:22 CET | Actualisé 06/11/2014 09h:26 CET

Algérie-Libye: Les méharistes, pisteurs de terroristes

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Pour sécuriser sa frontière avec le voisin libyen, l'armée algérienne a recours au savoir-faire des méharistes, une unité montée sur des dromadaires dont les membres sont de fins connaisseurs du désert.

L'allure élancée, vêtu d'un treillis militaire, le visage recouvert d'un chèche vert, la kalachnikov accrochée en bandoulière, bien assis sur le dos d'un chameau blanc, Ahmed fait partie de l'unité de méharistes de l'armée, se trouvant à Tarat, à 170 km au sud de la wilaya d'Illizi, elle-même située au sud-est du pays, à 1 850 km de la capitale.

Ahmed n'a pas eu la chance de faire des études. Normal. Dans son village, la scolarisation relève du luxe. Isolée du monde, la seule route qui relie Tarat au chef-lieu de la commune est difficilement praticable. La plus proche agglomération est Ghat, une ville du sud libyen située à 160 km. Ahmed se rappelle bien des bons moments de son enfance, lorsque sa tribu rejoignait facilement d'autres fractions vivant à Tazouni, Inehrou, à Bordj El-Haouas ou à Djanet.