ALGÉRIE
20/10/2014 05h:08 CET | Actualisé 20/10/2014 05h:13 CET

Alger met le paquet à Ghardaïa: 4000 policiers et 2000 gendarmes déployés, 2000 soldats de la PM en réserve

Un rassemblement devant la Maison de la Presse à Alger, le 6 juillet 2014, pour dénoncer "l'insécurité" à Ghardaïa
WASS
Un rassemblement devant la Maison de la Presse à Alger, le 6 juillet 2014, pour dénoncer "l'insécurité" à Ghardaïa

6000 hommes entre policiers et gendarmes ont été déployés à Ghardaïa, 2000 soldats de la Police Militaire cantonnés dans une caserne et prêts à intervenir en cas de nécessité. Le nouveau déploiement sécuritaire dans la Wilaya de Ghardaïa se met en place.

Les autorités algériennes semblent décider à prendre en charge énergiquement la dérive sécuritaire qui dure depuis plus de dix mois à Ghardaïa et qui a été la cause directe apparente d’un mouvement de contestation sans précédent en Algérie dans le corps de la police.

Le ministère de l’intérieur a été dessaisi du dossier qui a été confié au ministère de la défense. Le général Cherif Abderrezak, Chef de la 4ème Région Militaire qui a supervisé, selon El Khabar, un nouveau déploiement sécuritaire mobilisant 6000 hommes.

Deux milles soldats relevant de la Police Militaire (PM) sont mobilisés et cantonnés dans une caserne au centre-ville de Ghardaïa pour intervenir en cas de nécessité. C’est une force de réserve qui viendrait, en cas de besoin, épauler 4000 policiers et 2000 gendarmes engagés dans la préservation de l’ordre public.

Ce nouveau déploiement supervisé par le général Cherif Abderezzak a été décidé, indique El Khabar, à la suite d’une réunion de coordination tenue avant-hier au siège de la Wilaya de Ghardaïa en présence de responsables civils et militaires.

Selon le journal, les militaires ont avisé des notables de Ghardaïa que toute perturbation de l’ordre public entrainera désormais une intervention énergique.

Ce déploiement sécuritaire vise à rétablir l'ordre public et la paix civile dans une Wilaya en proie depuis plus de dix mois à des violences intercommunautaires entre mozabites et Chaambi qui ont fait plus de dix morts et causés d'importants dégâts dans les biens privés et publics.

La situation reste encore difficile particulièrement à Berriane où, indique l’agence APS, un jeune d’une vingtaine années, blessé lors des affrontements de dimanche dernier à Berriane (45 Km au nord de Ghardaïa), a succombé à ses blessures.

Ce "décès porte à trois le nombre de personnes, âgées d’une vingtaine d’années, qui ont trouvé la mort dans les échauffourées qu’a connues la région de Berriane (Ghardaïa) la semaine passée" indique l’agence.

Les affrontements entre les groupes de jeunes ont donné lieu à des actes de vandalisme. Une dizaine de locaux commerciaux et une résidence de la commune ont été incendiés.

" Un calme précaire règne actuellement dans la région de Berriane, sous les yeux vigilants des forces de sécurité déployées pour sécuriser les personnes et leurs biens" note l’agence APS.

Les forces de police en charge depuis dix mois des opérations de maintien de l'ordre ont exprimé leur "ras-le-bol" en manifestant à Ghardaïa, un mouvement sans précédent qui s'est prolongé à Alger avec des sit-in de policiers organisés devant le Palais du gouvernement puis devant celui de la Présidence de la République.

Galerie photo Manifestation de la police à Alger Voyez les images

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