ALGÉRIE
13/10/2014 14h:01 CET | Actualisé 20/10/2014 06h:09 CET

"Meursault: contre-enquête" et "Alger: Le cri" parmi les romans sélectionnés pour le prix de l'Escale Littéraire d'Alger

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Pas moins de 8 romans publiés au cours de l’année 2013 sont sélectionnés pour la deuxième édition de l’Escale Littéraire d’Alger, dont l’oeuvre de l’écrivain et jounaliste Kamel Daoud, “Meursault: contre-enquête” ainsi que “Alger: Le cri” de Samir Toumi.

Les autres ouvrages nominés:

  • “La femme en clair obscur” de Djamila Lounis Belhadj
  • “Le nid de colombe” de Nazim Benhabib
  • "Rue de perplexe” de Mohamed Magani
  • “Mauvais sang” de Rachid Mokhtari
  • “Un brin de menthe à l’oreille” de Abderrahmene Mekhelef
  • “La maison des images” de Leila Nekkache.

Au total, ce sont 6 maisons d’édition représentées: Casbah, Dalimen, Barzakh, Chihab, Apic et Rafar.

Le choix de 8 auteurs algériens, vivant en Algérie et édités en Algérie n’est pas fortuit. Il s’agit de “mettre en valeur la richesse de la littérature algérienne très riche et peu connue”, a déclaré Denis Labayle. Une richesse qui rend le choix difficile cette année, selon Akli Tadjer, “car les auteurs sélectionnés sont tous talentueux”.

Le lauréat du prix de l’Escale littéraire d’Alger sera annoncé le 16 octobre lors d’une cérémonie à l’hotêl Sofitel à Alger, “l’occasion pour les auteurs de rencontrer le public”, indique un communiqué des organisateurs.

En plus du prix de l’Escale d’Alger, le prix “coup de coeur de l’Escale” sera également attribué à l’une de ces oeuvres et remplacera le prix du premier roman de l’édition précédente.

L’Escale Littéraire d’Alger, un prix organisé par l’écrivain franco-algérien Akli Tadjer et l’auteur français Denis Labayle en collaboration avec la direction de l’hôtel Sofitel d’Alger, se veut un événement au profit de la littérature algérienne. Pour M. Labayle, “l’objectif est que ce prix devienne important au fil des années pour promouvoir la littérature algérienne”.

Et en arabe?

La littérature algérienne est riche mais elle n’est pas que francophone comme le laisserait penser les 8 oeuvres sélectionnées. Les organisateurs en sont conscients et malgré leur souhait lors de la première échéance du prix d’inclure des oeuvres en arabe ou en tamazight lors de cette deuxième édition, rien n’est fait.

Akli Tadjer regrettera un manque d’esprit de bénévolat chez des personnes contactées pour former un jury de sélection des oeuvres littéraires arabophones. “Nous avons rencontré quelques difficultés, certains membres potentiels du jury, pas tous, voulaient être payés alors qu’il s’agit d’un travail qu’on fait en tant que bénévole, pour l’amour de la littérature”, explique-t-il.

Ces difficultés ont rendu la formation d'un jury pour la littérature arabophone algérienne, et la sélection d'oeuvres en arabe donc, impossible. Les organisateurs réitèrent néanmoins la promesse d’inclure des oeuvres arabophones lors de la prochaine édition.

Gagné d’avance pour “Meursault: contre-enquête”? Pas si sûr

Le roman de Kamel Daoud sort du lôt par rapport aux autres oeuvres sélectionnées. “Meursault: contre-enquête” a été nominé à de nombreux prix de la littérature francophone, notamment à l’édition 2014 du Goncourt et du Renaudot. Il a également remporté le prix François-Mauriac et le Prix littéraire des 5 Continents.

Ce palmarès n’influencera pas le choix du jury de l’Escale Littéraire d’Alger, selon Akli Tadjer. “Les oeuvres considérées cette année l’ont été avant l’annonce des lauréats de ces prix. Le choix du jury indépendant de l’Escale ne sera pas influencé par les prix remportés ailleurs”, a-t-il encore précisé.

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