ALGÉRIE
11/10/2014 12h:18 CET | Actualisé 11/10/2014 12h:53 CET

Abou Khattab, kurde, jihadiste et chef des opérations du Daech contre Kobané

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Kobané est sur le point de tomber entre les mains des jihadistes de l’Etat Islamique (EI). Les combats sont féroces et les kurdes rejoints par d’autres factions continuent à défendre la ville même si tous les observateurs la donnent comme déjà perdue.

A la tête des combattants du Daech sur le point d’atteindre la frontière turque, un commandant...Kurde !! Le nommé Abou Khattab Al Kourdi, kurde et jihadiste, mène les combats contre ses propres concitoyens à Ain al Arab.

Il n’est pas seul à avoir choisi le camp des intégristes islamistes.

Selon le site Orient net, ils seraient 400 combattants kurdes dans les rangs de Daech. Les kurdes qui ont choisi de défendre leur ville jusqu'au bout seraient encore 700 à rester à Ain Al Arab. 450 autres avaient été déjà tué en 20 jours de combats féroces alors que les jihadistes n’ont perdu que 230 hommes.

Les jihadistes affirment contrôler 75% du territoire de la ville alors que les Agences de presse affirment qu’ils ne contrôlent que 40% de son étendue.

Le groupe Etat islamique (EI) renforçait ce 11 octobre son emprise sur une grande partie de la ville syrienne de Kobané défendue désespérément par des forces kurdes visiblement moins bien armées.

Au fur et à mesure que es soldats de Daech gagnaient du terrain, l'ONU se dit inquiète pour la vie de milliers de civils.

Les avions de la coalition commandée par les Etats-Unis ont mené deux nouvelles frappes sur les positions jihadistes dans l'est et le sud de cette ville kurde clé, située à la frontière turque.

Cette campagne aérienne contre l'EI entrée dans son troisième mois en Irak et dans sa troisième semaine en Syrie, montre son incapacité à freiner les avancées de Daech ni entamer ses capacités à s'emparer de nouveaux territoires.

Dans Kobané, devenue le symbole de la résistance à l'EI, les forces kurdes ont réussi dans la nuit à repousser, au terme de combats acharnés, un assaut des jihadistes en direction du centre-ville.

L’obstination des jihadistes à prendre cette ville est motivée par leur volonté d’arriver au poste-frontière et de s'assurer la maîtrise sans discontinuité d'une longue bande de territoire à la frontière syro-turque.

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