ALGÉRIE
02/10/2014 08h:07 CET | Actualisé 02/10/2014 08h:07 CET

La Palestine exige la fin de l'occupation d'Israël avant novembre 2016

Wikimedia Commons

La Palestine demande au Conseil de sécurité des Nations Unies d’exiger d’Israël la fin de l’occupation des territoires palestiniens avant novembre 2016, dans un projet de résolution soumis à plusieurs pays arabes et États membres du Conseil.

Ce projet de résolution s’inscrit dans la lignée du discours tenu la semaine dernière par le président palestinien Mahmoud Abbas, devant l’Assemblée générale de l’ONU, au cours duquel il a plaidé pour "l’indépendance de l’Etat de Palestine" et pour qu’elle intervienne "maintenant".

Le texte, soumis au Conseil par le biais de pays membres, exige "le retrait complet d’Israël, puissance occupante, de la totalité des territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-est, aussi vite que possible et que ce soit réalisé en vertu d’un calendrier spécifique n’allant pas au-délà de novembre 2016."

Les palestiniens demandent également "l’arrêt complet de toutes les activités de colonisation d’Israël sur les territoires occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est".

Le projet de résolution des palestiniens interpelle également le Conseil des Nations Unies pour qu’elle respecte "l’indépendance et la souveraineté de l’Etat de Palestine et le droit à l'autodétermination du peuple palestinien".

Le même document affirme "sa vision d’une région où deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix au sein de frontières sûres et reconnues."

Très peu de chance d’être adopté

Les pays européens et les États-Unis ont toujours affirmé que la meilleure route vers un État palestinien passait par des négociations directes entre Israël et la Palestine, sans date butoir.

Ce projet palestinien de résolution sur l’occupation israélienne, même s’il place le Conseil de sécurité dans l’inconfortable position de savoir comment faire progresser le processus de paix au Proche-Orient, a très peu de chance d’être adopté.

"La résolution en elle-même s’appuie sur les paramètres qui ont constamment été réitérés par l’Union européenne, l’Assemblée générale elle-même et le Conseil de sécurité", a affirmé un diplomate palestinien, bien conscient de l’opposition américaine à fixer une date butoir.

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