MAGHREB
22/09/2014 12h:23 CET | Actualisé 22/09/2014 12h:25 CET

Tunisie: Les prix des moutons pour l'Aïd oscillent entre 400 et 750 dinars

Le Figaro

Le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce et de l'Artisanat, Abdelkader Timoumi a estimé que les prix des moutons de sacrifice étaient "relativement élevés par rapport à ceux de l'année écoulée, notamment dans les zones de production et les marchés traditionnels de bétail".

D'après lui, les prix des moutons dans ces marchés oscillent entre 400 et 500 dinars pour les bêtes dont le poids est inférieur à 40 kilogrammes (kg), entre 500 et 700 dinars pour les moutons dont le poids varie entre 40 et 60 kg et entre 700 et 750 dinars pour les bêtes de sacrifice d'un poids supérieur à 70 kg.

Dans une déclaration à l'agence TAP, M. Timoumi a expliqué cette hausse par l'évolution des prix des fourrages et la hausse des prix des moutons destinés à l'engraissement.

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Le ministère de l'Agriculture avait estimé le nombre des bêtes de sacrifice disponibles à environ 1.040.000 cette année, contre 930.000 l'année dernière.

D'après M. Timoumi, les Tunisiens préfèrent des moutons de moins de 40 kg, "or, l'offre est de loin inférieure à la demande pour cette catégorie", a-t-il affirmé.

Les autorités ont opté cette année pour l'importation de 6000 moutons de l'Espagne, à vendre au kilo (10 dinars le kilo) au siège de la société "Ellouhoum" à partir de dimanche 28 septembre 2014.

L'année précédente, la décision d'importer 30.000 ovins, dont 10.000 via la société "Ellouhoum" avait suscité une forte polémique.

S'agissant du contrôle économique à l'occasion de l'Aid El Idha, Abdelkader Timoumi a affirmé que l'accent sera mis sur le contrôle des opérations de vente des moutons importés à travers la mobilisation d'une équipe permanente d'inspection. L'objectif recherché est de dissuader les pratiques illégales et les atteintes aux lois régissant les opérations d'achat.

Le ministère du Commerce oeuvrera également, en collaboration avec les services de sécurité, à lutter contre le phénomène de prolifération des intermédiaires (Gachara), a encore indiqué le responsable.

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