ALGÉRIE
20/09/2014 12h:19 CET | Actualisé 20/09/2014 12h:27 CET

L'enquête sur le crash de l'avion Air Algérie au Mali piétine: pas de "piste privilégiée" indique un premier rapport

Des soldats français se tiennent le 29 juillet 2014 à côté de tentes installées pour les besoins de l'enquête à proximité du lieu du crash d'un avion d'Air Algérie au Mali.
AFP
Des soldats français se tiennent le 29 juillet 2014 à côté de tentes installées pour les besoins de l'enquête à proximité du lieu du crash d'un avion d'Air Algérie au Mali.

L'enquête sur la chute de l'avion d'Air Algérie, le 24 juillet au Mali, n'a pas permis pour l'instant de parvenir à "une piste privilégiée" expliquant l'accident, a déclaré samedi 20 septembre le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français.

"Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste" dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu'à présent, a souligné Bernard Boudeille, un responsable du BEA, en présentant à Bamako un premier rapport d'enquête sur l'accident.

L'appareil, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali environ 32 minutes après son

décollage avec 116 passagers et membres d'équipage à son bord, qui ont tous péri.

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L'enregistreur des conversations dans le cockpit (CVR) ne fonctionnait pas normalement et "ne permet pas de comprendre les messages" échangés au sein de l'équipage, a ajouté M. Boudeille.

Quant à l'enregistreur des données de vol, il montre que l'appareil a été victime d'une "chute brutale" après un "ralentissement de ses moteurs" à son altitude de croisière, a-t-il dit.

Connaissance du terrain

Ses systèmes de pilotage automatique avaient été "déconnectés sans qu'il soit possible de dire si cette déconnection a résulté d'un automatisme de l'avion ou d'une manoeuvre volontaire ou involontaire de l'équipage", a précisé l'expert.

"L'équipage était-il fatigué? Non", a relevé le responsable du BEA. "Il avait une expérience africaine".

Le 7 août, le BEA, chargé par les autorités maliennes de mener l'enquête technique, avait indiqué que l'avion, un McDonnell Douglas MD-83, avait été pulvérisé à son impact au sol après avoir perdu de la vitesse et viré à gauche pour une raison indéterminée alors qu'il traversait une zone orageuse.

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Le BEA mène une enquête technique dont le but est d'améliorer la sécurité aérienne. Les responsabilités pénales sont du ressort de la Justice: trois enquêtes ont été ouvertes, au Mali, en France et au Burkina Faso.

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