ALGÉRIE
01/09/2014 10h:21 CET | Actualisé 01/09/2014 17h:15 CET

Pourparlers intermaliens: Le statut de l'Azawad au centre de la 2e phase du dialogue

Wikimedia Commons

Les pourparlers intermaliens reprennent ce lundi à Alger, chef de file de la médiation, avec pour objectif de finaliser un accord de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord.

La cérémonie d'ouverture est prévue pour 15 heures, heure algérienne. Outre l'Algérie, l'équipe de médiation comporte les Nations Unies, l'Union Africaine (UA), l'Union européenne (UE), la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad

Après la première phase de discussions en juillet sanctionnée par la signature d'une feuille de route et une "déclaration de cessation des hostilités", les négociations devraient désormais porter sur le fond.

Cette seconde phase qui consiste en un dialogue de "fond" se tiendra "dans le cadre du respect de la souveraineté de l'Etat et du peuple maliens et avec la participation d'acteurs régionaux et continentaux", avait indiqué le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra en recevant à Alger il y a quelques jours son homologue malien, Abdoulaye Diope.

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Les négociations qui débutent ce lundi à Alger vont entrer dans le vif du sujet avec comme dossier capital la question du statut de l’Azawad.

Ces pourparlers doivent déboucher sur un plan de règlement qui servira de base à l'élaboration d'un accord de paix. Concernant l'étape de la finalisation de l'accord, elle consistera principalement à mettre en forme le plan de règlement et élaborer, dans les formes juridiques convenues, "un accord de paix globale et définitif".

Arguments préparés en août

Les uns à Bamako au Mali, les autres à Ouagadougou au Burkina Faso, les autorités maliennes comme les groupes armés ont profité du mois d'août pour préparer leurs arguments.

"À Bamako, on se dit prêt à écouter et entendre les revendications des groupes armés à une condition : que l'on reste dans le strict respect du principe de la souveraineté nationale et de l'intégrité du territoire", rapporte le site d’informations RFI.

Le 28 août dernier à Ouagadougou, six mouvements politico-militaires ont signé un accord pour parler d'une même voix à Alger avec comme message unique de défendre un statut juridique spécifique pour l'Azawad, rappelle RFI.

"Peu importe la dénomination, assurait Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad). Le contenu doit prendre en compte une fois pour toutes les aspirations de ce peuple en matière sécuritaire, de gouvernance et de développement".

Optimisme

Du côté des médiateurs algériens et internationaux, l'heure est à l'optimisme. Le chef de la mission de l'Organisation des nations unies (ONU) au Mali (MINUSMA), Bert Koenders a estimé que l'Algérie a mené avec un "franc succès" sa médiation en vue d'aboutir à la paix et à la stabilité dans ce pays.

"Les négociations vont prendre du temps, mais c'est déjà un processus qui s'est mis en place, ce qui constitue une sérieuse avancée", a assuré Bert Koenders.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a indiqué, de son côté, que la première phase des négociations, tenue du 17 au 24 juillet, "a trouvé un écho très favorable tant au Mali qu'à l'étranger", lors d'une déclaration à la presse, dimanche 31 août, à l'issue d'une séance de travail avec les représentants de l'ONU, de l'UA et de la CEDEAO.

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La phase initiale de ce dialogue, qui avait eu lieu du 17 au 24 juillet à Alger, avait été couronnée par la signature par le gouvernement du Mali et six mouvements politico-militaires du nord de ce pays de deux documents comportant "la feuille de route pour les négociations dans le cadre du processus d'Alger" et une "déclaration de cessation des hostilités".

Outre les représentants du gouvernement du Mali, les six mouvements signataires des deux documents étaient le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (dissident).

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