ALGÉRIE
25/08/2014 02h:12 CET | Actualisé 25/08/2014 02h:32 CET

Ghannouchi chez Bouteflika: Alger et Tunis contre l'intervention étrangère, les voisins de la Libye se réunissent au Caire

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L’Algérie et la Tunisie ont réaffirmé, hier, à la veille de la réunion des pays voisins de la Libye qui se déroule ce lundi 25 aout au Caire, leur rejet de toute intervention étrangère dans la région.

Ce refus de l’intervention étrangère a été réitéré par le chef du mouvement Ennahda, Rached El Ghannouchi qui a été reçu, dimanche, par le président Abdelaziz Bouteflika en présence du président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et du ministre d'Etat, directeur de cabinet de la Présidence de la République, Ahmed Ouyahia.   

Au vu des déclarations faites à l’issue de la rencontre par le dirigeant islamiste tunisien , la situation en Libye, voisine de l’Algérie et la Tunisie, semble avoir le principal sujet de discussion.

Le chef du mouvement islamiste tunisien a en effet indiqué que l’entretien a porté sur la "situation dans notre région et les défis auxquels elle fait face, notamment ceux liés aux interventions étrangères et leurs conséquences sur la région tout entière".

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Selon Ghannouchi, les deux parties sont d’accord pour considérer que "l’intervention étrangère" était un "problème et non une solution".

La véritable solution, a-t-il ajouté, réside dans la "politique consensuelle et le dialogue national entre les différents courants politiques". Une allusion à l’appel, contesté, lancé par le nouveau parlement libyen, réuni à Tobrouk, qui a demandé une intervention internationale en Libye.

Une intervention qui semble s’être matérialisée à travers les mystérieux raids aériens sur Tripoli que le général Khalifa Haftar a revendiqué, sans convaincre.

Les milices islamistes, notamment celles de Misrata, regroupées au sein de Fajr Libya ont accusé directement l’Egypte et les Emirats arabes unis d’être derrière ces raids. L’Egypte a démenti catégoriquement son implication.

La condamnation de l'intervention étrangère pour le règlement de la crise politique et sécuritaire que traverse la région a constitué un "point de convergence" des deux parties, a indiqué M. El Ghanouchi, selon l’agence APS.

L’Algérie et la Tunisie estiment que la résolution des problèmes de la région repose sur "le principe de concertation et de dialogue entre ses enfants".

Réunion des "pays voisins" de la Libye au Caire

La quatrième réunion ministérielle des pays voisins de la Libye doit avoir lieu aujourd’hui, au Caire. Elle doit, indique un communiqué du ministère algérien des affaires étrangères indique, « faire le point des dernières évolutions de la situation sécuritaire et politique en Libye”.

Le communique précise qu’il sera procédé à “un examen approfondi des voies susceptibles d’aider les différents acteurs politiques libyens qui rejettent le terrorisme et ayant opté pour le dialogue comme seul moyen de sortie de crise, à aller de l’avant dans la quête d’un règlement définitif garantissant l’unité du pays et du peuple libyen”.

Les ministres des affaires étrangères devront examiner les rapports des commissions sécuritaire et politique mises en place lors de la précédente réunion des pays voisins qui s’est déroulée – sans participation de la Libye – à Hammamet (Tunisie), les 13 et 14 juillet dernier”.

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