MAGHREB
21/08/2014 06h:29 CET | Actualisé 21/08/2014 11h:31 CET

L'ex-Femen Amina en garde à vue après une bagarre avec une femme voilée à Paris

En juillet dernier, Amina a été mise en garde à vue pour "dénonciation mensongère"
AFP
En juillet dernier, Amina a été mise en garde à vue pour "dénonciation mensongère"

L'ex-Femen tunisienne Amina a été placée en garde à vue mercredi 20 août au soir, après une bagarre survenue à Paris avec un couple dont la femme portait le voile, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.

Mercredi peu avant 22H00 (heure tunisienne), Amina Sboui et son compagnon croisent un couple sur la place de la Bastille, dont "la femme porte le voile", selon cette source.

Des insultes fusent alors de la part de l'ancienne Femen, qui agresse la femme voilée, déclenchant une rixe entre les deux couples, assure cette source.

Prévenus, les policiers se rendent sur place et interpellent Amina et son compagnon avant de les placer en garde à vue dans les locaux du commissariat du XIe arrondissement parisien.

Contacté par l'AFP, l'avocat de l'ex-Femen, Me Martin Pradel, affirme au contraire que "c'est Amina qui a été agressée physiquement" et que "son ami a eu le nez cassé".

Selon lui, sa cliente a dans un premier temps été insultée et a répondu par une autre insulte. Puis, dans un second temps, Amina Sboui et son ami se sont trouvés face à un groupe de 5 à 6 personnes qui s'en sont pris à eux physiquement, a raconté l'avocat à l'AFP.

"Amina demande à être confrontée à ses agresseurs, mais ils refusent", a indiqué Me Pradel.

Le 15 juillet, Amina avait été également placée en garde à vue à Paris, soupçonnée d'avoir menti au sujet d'une agression dont elle avait dit avoir été victime au début du mois.

Elle avait porté plainte le 7 juillet affirmant avoir été agressée la veille à Paris par cinq (islamistes) qui, selon ses dires, avaient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils.

Elle doit être jugée en octobre pour dénonciation mensongère.

Amina Sboui avait fait deux mois et demi de détention provisoire en Tunisie en 2013 pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière de Kairouan (sud de Tunis) afin de dénoncer la tenue d'un rassemblement salafiste.

Après avoir reçu des marques de soutien des autres Femen, elle avait décidé de quitter ce mouvement féministe en l'accusant d'"islamophobie".

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