ALGÉRIE
13/08/2014 10h:44 CET | Actualisé 13/08/2014 13h:55 CET

Au poste frontière tuniso-algérien d'Oum Tboul, les touristes passent sans payer de taxe

Nejma Rondeleux pour le HuffPost Algérie

Que les Algérien(ne)s se rassurent. Ils n'auront rien à payer cette année au moment de franchir la frontière tunisienne. La nouvelle taxe de 30 dinars tunisiens (2.100 dinars algériens) pour toute personne de nationalité étrangère quittant le territoire tunisien, adoptée le 7 août dernier par l'assemblée constituante, n'est pas encore en vigueur.

C'est ce que confirme notre journaliste du Huffington Post Algérie, de retour de vacances de Sousse. En dépit des informations relayées par la presse faisant état d'une mise en application immédiate, aucune taxe ne lui a été demandée à sa sortie. Récit d'un des derniers passages gratuits.

Après un dernier arrêt en terre tunisienne pour avaler l'ultime mlaoui du séjour - ce sandwich à base de grande crêpe ressemblant au msemen, très prisé des Algériens en vacances au pays du jasmin - le poste frontalier d'Oum Tboul apparaît. Il est presque 16 heures, en ce lundi 11 août, et le soleil tape.

frontière dz tn

Les passeports dans une main, les papiers du véhicule dans l'autre, c'est parti pour la course au cachet que tous voyageurs cherchent toujours à terminer le plus vite possible. Ça démarre bien, du côté des douanes tunisiennes. Peu de monde en vue. En dix minutes les papiers de la voiture ont été examinés et les passeports cachetés. Le douanier en poste en ce début de semaine version tunisienne a à peine lever les yeux pour vérifier notre identité. Et notre échange s'est limité à un "3aslama" et "aïchek", les formules de politesse made in Tunisie.

Rien ne nous a été réclamé en plus des documents obligatoires. Ni taxe. Ni argent.

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Sueur et piétinement

Côté algérien, la course s'arrête nette. Ralenti dans sa lancée, le peloton des vacanciers "sur le retour" a brusquement quintuplé de volume. Chacun(e) tente de se frayer un chemin à travers la foule pour accéder au plus près du douanier ou de la douanière dont les cheveux longs apparaissent au loin.

Là, dans un dernier effort, on dépose nos passeports, en respectant plus ou moins l'ordre d'arrivée et en priant, très fort, pour qu'il fasse partie de la prochaine fournée.

Puis, on attend. Plus ou moins longtemps selon "nos connaissances". Ceux qui ne connaissent personne tentent par tous les moyens d'écourter le temps d'attente. Les femmes sont envoyées en ligne de front, parfois avec un enfant dans les bras, dans l'espoir de toucher les cœurs des douaniers.

douane oum tboul

La plupart prennent leur mal en patience. Serrés comme des sardines en boîte devant le comptoir, la chaleur devient plus intense. Les ventilateurs ne profitent qu'aux premiers arrivés qui se sont installés devant les appareils. On se conforte en regardant du côté des "entrées" où la foule est encore plus dense.

Plus de 20.000 sorties ont ainsi été enregistrées durant la première semaine d'août, selon la police algérienne des frontières (PAF) citée par El Watan.

Ça y est notre nom retentit. Fin de la course. Cette fois-ci, elle a coûté de longues minutes et quelques gouttes de sueur. A partir de janvier, il faudra y ajouter 30 dinars.

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