ALGÉRIE
14/07/2014 01h:46 CET | Actualisé 14/07/2014 06h:26 CET

Le bilan de l'effondrement de 3 immeubles à Casablanca s'alourdit : 23 morts

Un bilan de pertes humaines encore provisoire très lourd
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Un bilan de pertes humaines encore provisoire très lourd

23 morts. Le bilan, toujours provisoire, de l’effondrement des trois immeubles d’habitation dans le quartier de Bourgogne, à Casablanca, s’est considérablement alourdit avec la découverte de 15 corps dans les ruines.

Parmi les corps dégagés dimanche, figurent celui de l’actrice marocaine Amal Marouf, sa mère et un couple et ses deux enfants. L’actrice était encore vivante après la chute des immeubles puisqu’elle aurait, selon un site d’information marocain, utilisé son téléphone portable pour appeler des proches et leur indiquer qu’elle était en vie, ainsi que sa mère, et qu’elles attendaient d’être secourues par les sauveteurs.

La catastrophe survenue dans la nuit du jeudi à vendredi a fait également une soixantaine de blessés. Dix-sept d’entre eux étaient encore hospitalisés dimanche.

Une des premières images après l'effondrement

casablanca bourgogne accident

Les recherches se poursuivent avec prudence. Elles ont été interrompues à plusieurs reprises en raison d’un risque d’effondrement des immeubles voisins dont trois ont été évacués par mesure de prudence.

Le Roi Mohamed VI s’est rendu sur les lieux de la catastrophe qui suscite une grande émotion à Casablanca et a demandé une prise en charge des victimes non assurées et un relogement rapide des familles concernées.

Ce qui a été fait avec célérité puisque, selon des médias marocains, 23 familles, ont été relogées dans le quartier Nahda à Sidi Bernoussi. D’autres familles devraient être relogées dans une seconde étape.

On ne connait toujours pas les causes précises de la catastrophe, la presse faisant état d’une conjonction de causes dont l’absence d’entretien et l’existence de travaux de réfection "anarchiques" dans l’un des immeubles effondrés.

Le Procureur général de Casablanca a demandé une enquête et un juge d’instruction a entamé la procédure.

Des habitants ont fait état de travaux menés par un habitant qui aurait procédé à la démolition d’un pilier. D’autres habitans mettent en cause, les constructions anarchiques qui ont vu des habitations prévues initialement en R+1 atteindre devenir des immeubles à plusieurs étages.

Les immeubles effondrés sont deux R+4 et un R+5. Le laisser-faire des autorités et notamment des services de l’urbanisme sont pointés du doigt.

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