MAGHREB
08/07/2014 10h:58 CET | Actualisé 08/07/2014 12h:22 CET

Tunisie: Béji Caïd Essebsi, 87 ans, candidat à la présidence s'il est "en vie"

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Béji Caïd Essebsi, ancien Premier ministre tunisien et chef de file de l'opposition aux islamistes âgé de 87 ans, a affirmé mardi qu'il se présenterait à la présidentielle prévue d'ici la fin de l'année s'il était encore "en vie".

"Pour le moment mon intention est de me présenter" à l'élection présidentielle du 23 novembre, a déclaré M. Caïd Essebsi lors d'une conférence de presse.

"Pour le moment, parce qu'il n'y a rien de définitif dans la vie. Si je suis en vie le jour des élections, évidemment, je ferai le maximum pour être là", a-t-il ajouté.

M. Caïd Essebsi avait déjà été désigné en mai comme candidat à la présidentielle par son parti Nida Tounes.

Cet ancien Premier ministre est un vétéran de la vie politique tunisienne: il a été ministre de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères sous le premier président tunisien Habib Bourguiba puis président du Parlement sous Zine El Abidine Ben Ali.

Considéré par ses partisans comme le seul à pouvoir faire contrepoids aux islamistes d'Ennahdha, il est accusé par ses détracteurs de chercher à reproduire l'ancien régime.

Les élections législatives du 26 octobre et la présidentielle du 23 novembre (avec un second tour prévu avant la fin de l'année si nécessaire) doivent doter la Tunisie d'institutions pérennes, plus de trois ans après la révolution qui a renversé M. Ben Ali en janvier 2011.

Mardi, M. Caïd Essebsi a réclamé une prolongation du délai d'un mois prévu pour l'inscription sur les listes électorales - qui doit s'achever le 22 juillet -, estimant que ce délai n'était pas suffisant pour inscrire les près de 4 millions d'électeurs potentiels restants.

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Le corps électoral tunisien est estimé à quelque huit millions de personnes mais seule la moitié s'était inscrite en 2011 pour les premières élections libres de l'histoire du pays. Une inscription qui, contrairement aux précédentes élections, est volontaire et, par conséquent, obligatoire, pour avoir le droit de voter lors des prochaines élections législatives et présidentielle.

Des partis politiques ainsi que l'ISIE, l'instance chargée de l'organisation des élections, se sont alarmés du faible rythme des nouvelles inscriptions, qui n'ont atteint que les 100.000 personnes en deux semaines.

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