ALGÉRIE
19/06/2014 13h:24 CET | Actualisé 19/06/2014 13h:52 CET

La relaxe générale dans l'affaire Khalifa? Réponse le 7 octobre prochain

Facebook/Moumen Khalifa

Le verdict dans le procès du Groupe Khalifa, ouvert le 2 juin au tribunal correctionnel de Nanterre, en région parisienne, sera connu le 7 octobre prochain, a indiqué , mercredi 18 juin, la présidente de la 14e chambre correctionnelle, Me Fabienne Siredey-Garnier, chargée du dossier.

Notre tribunal a décidé de renvoyer notre délibération au 7 octobre 2014 à 9h30, a-t-elle déclaré mercredi, à cause de la reprise du cours ordinaire des audiences dans notre chambre, l’assurance du service de vacation durant les mois de juillet et août et la préparation de la rentrée judiciaire de septembre.

A la fin des plaidoiries de la défense qui ont duré deux jours, "tout semble indiquer que nous allons droit vers une relaxe presque générale dans cette affaire", conclut la correspondante du quotidien El Watan. "L’un après l’autre, les avocats des accusés ont plaidé l’innocence de leurs clients [...] Ils ont tous réfuté les peines requises à l’encontre de leurs clients et demandé la relaxe".

Légères peines requises

Trois ans de prison ferme ont été requis, lundi 16 juin, par le procureur de la République de Nanterre, Bourion Philippe, à l'encontre du principal accusé, Rafik Khalifa, emprisonné en Algérie et jugé par défaut par le tribunal correctionnel de Nanterre.

L’ancien homme d’affaires est poursuivi pour banqueroute et détournements de fonds. "C’est le noyau dur de cette affaire", a souligné le procureur qui a requis cette sentence, décrivant un homme "talentueux", "vraisemblablement capricieux" et "formidablement ambitieux".

Le Tribunal de Blida l'avait condamné en 2007 par contumace à la prison à vie pour "association de malfaiteurs, escroquerie, faux", après la faillite de son groupe.

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Le parquet a, par ailleurs, requis à l'encontre des dix autres personnes poursuivies dans cette affaire - dont l'ex-femme de Khalifa, Nadia Amirouchen, un notaire, des anciens représentants de l’entreprise en France ainsi qu’un constructeur et équipementier aéronautique – des peines de six mois de prison avec sursis à deux ans de réclusion, dont 20 mois avec sursis, et des amendes de 10.000 à 80.000 euros.

L’effondrement de cet empire a causé un préjudice estimé entre 1,5 et 5 milliards de dollars (1,15 à 3.75 milliards d’euros) à l’Etat algérien et aux épargnants.

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