MAGHREB
15/04/2014 09h:16 CET

Tunisie: Grève générale dans plusieurs écoles d'ingénieurs en soutien aux étudiants de l'ENSI

Facebook/Ensi sit-in

Dans un communiqué publié ce mardi, les étudiants de l'École Nationale des Sciences de l'Informatique (ENSI) annoncent une grève générale, mercredi 16 avril, dans plusieurs écoles d'ingénieurs en Tunisie, dont l'Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis (ENIT) et l'École Supérieure des Communications (Sup'Com ).

Il s'agit d'une grève de soutien aux étudiants de l'ENSI, menacés d'une année blanche par le recteur de l'université de la Manouba. En grève ouverte depuis le 5 mars dernier, les 523 étudiants de l'école ont boycotté les examens.

Les étudiants remettent en cause l'admission du fils de la nouvelle directrice de l'ENSI, Leïla Azzouz Saïdan. Pour intégrer cette école d'ingénieur, il faut réussir soit le concours national dans les écoles préparatoires aux études d'ingénierie, soit le concours sur titre réservé à certains instituts pour des étudiants ayant déjà une Licence, ou une Maîtrise en informatique ou équivalent.

Selon les étudiants de l'ENSI, Mme Azouz Saïdane serait intervenue, avant sa nomination, pour que son fils intègre l'école. Son nom ne figure pas dans la liste des admis au mois de septembre 2013, affirment-ils. Mme Azzouz Saïdane, nommée en mars 2014 à la tête de l'établissement universitaire, réfute toute intervention.

"Mon fils a réussi au concours spécifique et a été accepté à l’Institut supérieur de l’informatique, puis il a fait une permutation à l’ENSI, après l’accord du ministre et des autorités compétentes", avait-elle affirmé dans une déclaration rapportée par l'Économiste Maghrébin. Elle a assuré en outre que "le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche technologique a déjà affirmé, lors d’une réunion au sein du rectorat, que la procédure est légale"".

Mais les étudiants de l'ENSI, bénéficiant du soutien des étudiants d'autres écoles d'ingénieurs, dénoncent "un népotisme" et refusent de reprendre le chemin des cours tant que la directrice n'est pas licenciée et son fils, seul à avoir passé les examens jusque-là, renvoyé de l'école.

"Après avoir épuisé toutes les procédures régulières pour faire entendre nos voix auprès du ministère de l'Enseignement supérieur, la mobilisation s’intensifie et on a eu recours à notre dernière solution: la grève!" indiquent les étudiants dans un communiqué.

Début avril, Rhayem Rezgui, membre du bureau de presse du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avait assuré à l’agence TAP que "le ministère a entamé une enquête sur l’inscription de Slim Saidane à l’ENSI". Les résultats de cette enquête n'ont pas encore été communiqués.

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