MAGHREB
04/04/2014 04h:35 CET | Actualisé 04/04/2014 04h:36 CET

L'Egypte durcit sa législation "anti-terroriste" à la suite de l'attentat

Un Egyptien sous le choc après l'explosion d'une bombe contre un poste de police près de l'université du Caire au centre la capitale égyptienne mercredi.
AFP
Un Egyptien sous le choc après l'explosion d'une bombe contre un poste de police près de l'université du Caire au centre la capitale égyptienne mercredi.

Mercredi, trois bombes ont explosé au Caire. Le champ des crimes considérés comme terroristes a été étendu jeudi.

L’Egypte a annoncé jeudi avoir durci les sanctions et étendu le champ des crimes considérés comme «terroristes», au lendemain d’attentats ayant causé la mort d’un général de police au Caire.

Le gouvernement n’a pas donné de précisions sur ces mesures, qui doivent entrer en vigueur une fois approuvées par le président par intérim Adly Mansour. Les attentats visant les forces de l’ordre se sont multipliés en Egypte depuis le début l’été dernier de la répression meurtrière contre les partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en juillet.

Mercredi, trois bombes ont explosé devant l’Université du Caire, bastion de la contestation islamiste, tuant un général de police.

Dans ce contexte, le gouvernement mis en place par l’armée a annoncé avoir "approuvé des amendements au code pénal et au code de procédure criminelle pour renforcer les sanctions contre les actes terroristes" et précisé que de nouveaux tribunaux anti-terroristes verraient le jour.

«Les amendements élargissent la définition du terrorisme», a déclaré le ministre de la Justice, Nayyer Abdelmoneim Othman, à la chaîne satellitaire CBC Extra. Ils "donnent aux autorités le pouvoir de poursuivre ces crimes, de les déceler et d’y faire face avec fermeté".

De nombreuses attaques contre les forces de l’ordre ont été revendiquées par des groupes insurgés expliquant agir en représailles de la répression, qui a fait selon Amnesty International plus 1 400 morts pour la plupart des pro-Morsi.

Mais le gouvernement tient les Frères musulmans pour responsables de toutes les "attaques terroristes", qui ont tué selon lui 252 policiers, 187 soldats et 57 civils depuis la destitution de Mohamed Morsi le 3 juillet. Fin décembre, après un attentat meurtrier pourtant revendiqué par un groupe djihadiste sans lien connu avec la confrérie, Le Caire a déclaré les Frères musulmans "organisation terroriste".

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