MAGHREB
02/03/2014 11h:58 CET | Actualisé 02/03/2014 12h:00 CET

Tunisie: Une situation économique qui pourrait devenir "catastrophique"... Mehdi Jomâa s'entretient avec les partis politiques

Facebook/PMTunisie

Le chef du gouvernement Mehdi Jomâa a tenu samedi à Dar Dhiafa à Carthage, une réunion avec les dirigeants des 26 partis politiques représentés à l'Assemblée nationale constituante.

A l'issue de cette réunion qui a duré quatre heures, Nidhal Ouerfelli, ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la coordination et du suivi des affaires économiques, a indiqué qu' "un consensus s'était dégagé en faveur de la nécessité de prendre les mesures qui s'imposent pour surmonter la situation difficile.

Réaction positive

"La réaction des partis a été bonne pour ce qui est d'asseoir ce processus participatif. "Il avait été convenu de tenir une conférence nationale sur la sécurité et le terrorisme", a-t-il ajouté, sans en donner la date.

Il a aussi fait état d'une amélioration notable de la situation sécuritaire dans le pays, "en dépit des récentes opérations terroristes".

"Ce type de rencontre est inédit et nous saluons l'initiative. Le chef du gouvernement nous a affirmé son engagement vis-à-vis de la feuille de route", s'est félicité Béji Caïd Essebsi, président de Nida Tounes.

Maya Jribi, secrétaire générale du parti Al-Joumhouri a déclaré à l'agence TAP que le débat "approfondi et franc" avec le chef du gouvernement avait permis d'aborder toutes les échéances qui attendent le pays, y compris la question des nominations partisanes à la tête des institutions et organismes nationaux et la nécessité de les réviser sur la base des critères de compétence et de neutralité.

Selon Ameur Larayedh, le dossier économique a été au coeur des débats. Le dirigeant du mouvement Ennahdha a estimé qu'il était nécessaire que toutes les conditions soient réunies pour "sortir de cette mauvaise passe".

"Si nous ne prenons pas des mesures urgentes la situation économique pourrait devenir catastrophique", a déclaré Nidhal Ouerfalli à Mosaïque FM.

Hamma Hammami, porte-parole du Front populaire, a demandé quant à lui au chef du gouvernement de présenter rapidement une loi de Finances complémentaire, afin de pallier les lacunes de la loi en vigueur, de prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à "l'hémorragie sécuritaire" et faire la lumière sur les assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

Cette réunion était la première du genre entre les représentants des partis et Mehdi Jomaa, un mois jour pour pour jour après son investiture. Le chef du gouvernement devrait s'adresser en début de semaine au peuple tunisien.

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