MAGHREB
03/01/2014 07h:28 CET | Actualisé 03/01/2014 07h:37 CET

Tunisie: Premiers amendements adoptés pour la "Constitution de la République tunisienne"

Nacer Talel pour le HuffPost Maghreb

La Constituante a entamé vendredi le vote destiné à adopter la future Constitution tunisienne, qui doit aboutir avant le 14 janvier, troisième anniversaire de la révolution qui a déclenché le Printemps arabe.

Les députés ont dans leur premier vote approuvé par 175 voix sur 184 électeurs présents le titre de la Loi fondamentale: "La Constitution de la République tunisienne".

Un amendement avait été proposé pour remplacer le mot "Constitution", par l'expression "Le pacte de la Révolution". Il a été refusé par la grande majorité des élus présents.

"Nous sommes passés par des moments difficiles marqués par le manque de confiance. C'est une étape complexe qui a nécessité des sacrifices et de la patience", a déclaré quelques minutes plus tôt le président de l'Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaâfar.

L'expression: "Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux", a en outre été ajouté avant le Préambule.

L'Assemblée se penche désormais sur le préambule du texte . Ensuite, il y aura encore près de 150 articles et environ 250 amendements pour une procédure censée s'achever au plus tard le 14 janvier prochain.

Les deux premiers paragraphes ont été adoptés rapidement. En fin de matinée, le troisième paragraphe, qui énonce que la Constitution se "base sur les enseignements de l'Islam" a été amendé par une proposition dite "consensuelle" énonçant: "Exprimant l'attachement de notre peuple aux enseignements de l'Islam".

L'ANC compte 217 élus. Pour être adoptée, la Constitution dans son ensemble doit recueillir les voix des deux-tiers des élus, en première ou deuxième lecture, faute de quoi elle sera soumise à un référendum.

Ce texte a fait l'objet de plus de deux ans de tractations entre notamment les islamistes au pouvoir et l'opposition, pour enfin doter la Tunisie d'institutions pérennes.

Il doit aussi permettre à la Tunisie de sortir d'une profonde crise politique déclenchée par l'assassinat de l'opposant Mohamed Brahmi le 25 juillet 2013, un crime attribué à la mouvance jihadiste.

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