MAGHREB
02/12/2013 14h:10 CET

Tunisie: Il faudra attendre mercredi pour connaître le destin du dialogue national

Facebook/UGTT

Non, le dernier épisode du "feuilleton mexicain" ne sera pas diffusé aujourd'hui, contrairement à ce qu'ont assuré à plusieurs reprises les représentants du quartet parrainant le dialogue national.

A l'issue de sa réunion avec le leader d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, Houcine Abassi s'est exprimé une nouvelle fois, cette fois pour informer du report de l'annonce relative au destin d'un dialogue national à l'agonie.

"Certes, nous vous avions promis de vous informer aujourd'hui de la date de reprise du dialogue national. Mais certaines questions n'ont pas été résolues, particulièrement celle concernant le processus gouvernemental", a indiqué le secrétaire général de l'UGTT sur Mosaïque FM.

"Nous nous approchons du consensus et nous annoncerons mercredi après-midi la reprise du dialogue. Dans le cas contraire, nous révèlerons les raisons de l'échec", a-t-il précisé.

"Si le dialogue ne réussit pas, il n'y aura pas de clarté dans le pays, la mafia prendra racine, les entreprises étrangères partiront et le pays sera ouvert à tous les dangers. Les premiers à être affectés, ce sera nous, les ouvriers, les pauvres, les chômeurs et le peuple tunisien", avait mis en garde M. Abassi ce matin, en marge du congrès régional de l'UGTT à Siliana.

Le retour des députés de l'opposition conditionné à l'annonce du quartet

Réunis ce lundi, les députés de l'opposition ont de nouveau conditionné leur retour à l'Assemblée.

Dans une déclaration au HuffPost Maghreb, Karima Souid, députée Al Massar, a indiqué que "suite à la réunion de ce jour avec les députés de l’opposition démocratique et après avoir débattu des modalités de reprise des travaux au sein de la commission du consensus, le retour à l'Assemblée ne sera décidé qu'après la conférence de presse du quartet".

La députée a précisé que cette décision était commune à l'ensemble des députés présents, dont ceux d'Al Joumhouri et Afek Tounes, et que la réunion s'était déroulée sans tensions contrairement à ce qui a été publié dans certains médias.

Le dialogue national lancé le 25 octobre dernier a été suspendu le 4 novembre. Depuis près d'un mois, des réunions entre les représentants du quartet et les leaders des partis politiques se sont multipliées sans qu'aucune solution n'ait été trouvée. Avec une feuille de route mort-née, la crise politique perdure depuis le 25 juillet, jour de l'assassinat de Mohamed Brahmi, sur fond de crise économique et sécuritaire.

LIRE:Le député d'opposition Noômane Fehri critique la méthodologie du quartet

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