MAGHREB
08/11/2013 03h:52 CET | Actualisé 08/11/2013 04h:57 CET

Le ministère de l'Intérieur rejette les accusations de l'IRVA et affirme ne pas posséder le type d'arme mentionné

Lotfi Ben Jeddou, ministre de l'Intérieur tunisien
Ministere de l'Interieur Tunisien
Lotfi Ben Jeddou, ministre de l'Intérieur tunisien

Les unités de la police et de la Garde nationale ne possèdent pas le type d'arme mentionné par le rapport d'expertise balistique néerlandais relatif à l'assassinat de Chokri Belaïd, selon lequel l'arme du crime est un revolver Beretta 9 mm, a affirmé le ministère de l'Intérieur.

Le ministère dément ainsi les propos tenus par Mokhtar Trifi, membre du collectif de défense de Chokri Belaïd, lors d'une conférence de presse conjointe hier avec l'Initiative pour la recherche de la vérité sur l'assassinat de Belaïd et Brahmi (IRVA). M. Trifi a affirmé que l'arme ayant servi à assassiner Chokri Belaïd était un "revolver de type Berretta 9mm, uniquement utilisé par les cadres de la direction générale de la Sûreté publique".

Aussitôt après l'assassinat de Chokri Belaïd, assure le communiqué, le ministère de l'Intérieur a entrepris une analyse balistique comparative des différents types de revolvers dont il dispose, et il a été définitivement établi que l'arme utilisée dans cet assassinat était "un semi-automatique 9mm".

LIRE: Assassinat de Chokri Belaïd: L'IRVA accuse le ministère de l'Intérieur de "dissimulation de preuves"

Le ministère rappelle avoir dit lors d'une conférence de presse, le 26 juillet 2013, que l'arme utilisée pour abattre Mohamed Brahmi était la même qui a servi à tuer Chokri Belaïd, en dénonçant "une campagne méthodique visant à semer le doute sur l'institution sécuritaire".

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