MAGHREB
23/10/2013 05h:08 CET | Actualisé 16/10/2014 13h:44 CET

Tunisie: L'Assemblée nationale constituante en 10 moments mémorables

Flickr/Tab59

Deux ans après les élections qui lui ont donné naissance, l'Assemblée nationale constituante (ANC) ne nous a peut-être pas encore fourni de Constitution mais elle a, sans aucun doute, pimenté la vie politique tunisienne et alimenté nos conversations. Nous vous proposons une sélection de dix moments mémorables que nous ont fait vivre nos députés:

  • Lors d’une intervention à l’ANC en 2012, Sadok Chourou qualifie les personnes en sit-in, les "coupeurs de routes" et les grévistes des entreprises publiques et privées d’ennemis du peuple et de Dieu qui méritent la mort, la crucifixion ou que leur soit arrachés une main et une jambe opposée.
  • Suite à la violente répression à la chevrotine de manifestants à Siliana qui réclamaient le départ de leur gouverneur, les esprits s'échauffent à l’Assemblée. Dans les couloirs du Bardo, après une plénière mouvementée, Sahbi Atig accuse des députés de l’opposition de politiser l’affaire en collaboration avec des syndicalistes "corrompus". Iyed Dahmani s’emporte et Issam Chebbi compare les pratiques du mouvement Ennahdha à celles de Ben Ali.
  • Après une première tentative d'augmenter leur rétribution, ce qui sera finalement stoppé par le tribunal administratif, des députés cherchent à contourner cet obstacle judiciaire. Lorsque Mongi Rahoui dénonce ces manoeuvres lors d’une plénière, l’hémicycle entre en ébullition.
  • Ibrahim Gassas émet une proposition de loi stipulant que les députés, après le vote de la loi en question, monteront sur le toit de l’Assemblée afin de se jeter dans le vide.
  • Suite à la profanation du drapeau national à l’université de la Manouba par un membre de la mouvance salafiste et face à la réaction timide des autorités, Ibrahim Gassas s’en prend directement au président de l’Assemblée, Mustapha Ben Jâafar, accusé de multiplier les voyages sans se préoccuper du pays.
  • Alors que les hommages à la révolution tunisienne et à son symbole, Mohamed Bouazizi, se multiplient à l’étranger, Sonia Ben Toumia propose à l’Assemblée d’honorer d’avantage la mémoire des martyrs de la révolution en instituant une maison des martyrs dans chaque gouvernorat, où les martyrs pourraient se réunir…
  • Après avoir qualifié le projet de loi fondamentale de “Constitution khwenjia”, Samia Abbou est prise à partie par un élu d’Ennahdha.
  • Réagissant à l’imbroglio autour de la nomination de Chedly Ayari à la tête de la Banque centrale de Tunisie (l’arrêté présidentiel s’y rapportant était antérieur à la décision de limogeage de son prédécesseur) le député Mahmoud Baroudi qualifie Moncef Marzouki de “président de République bananière”. Ce qui n'est visiblement pas du goût de nombre de ses collègues.
  • Indigné par les vices de procédure ayant entaché la publication finale du projet de Constitution, Amor Chetoui subtilise le cahier de Salha Ben Aïcha, rapporteur de la commission qu’il préside.

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