MAGHREB
13/10/2013 10h:26 CET | Actualisé 18/10/2013 13h:50 CET

Tunisie: Pour Ali Larayedh, la feuille de route ne peut être appliquée à la lettre (VIDÉO)

Le chef du gouvernement Ali Larayedh lors de l'interview diffusée le 12 octobre 2013 sur Al Wataniya 1
Facebook/Ali Laridh
Le chef du gouvernement Ali Larayedh lors de l'interview diffusée le 12 octobre 2013 sur Al Wataniya 1

Le chef du gouvernement tunisien Ali Larayedh a indiqué samedi soir dans une interview à la chaîne nationale Wataniya 1 qu'il n'y avait pas de délai fixé pour la démission du gouvernement, estimant que la feuille de route serait issue du dialogue national et non le contraire.

"La feuille de route ne peut être appliquée à la lettre"

"La feuille de route telle qu'elle a été dévoilée dans sa première mouture ne peut être appliquée à la lettre", a estimé Ali Larayedh, indiquant que le gouvernement partira qu'une fois qu'il sera procédé à la mise en place de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), à l'élaboration de la loi électorale et à l'adoption de la Constitution.

LIRE AUSSI:Pourquoi la feuille de route du quartet est utopique?

Le chef du gouvernement a cependant estimé que les discussions préliminaires en cours évoluaient dans le sens du consensus et donneraient probablement lieu à un dialogue national réussi.

"La situation de la Tunisie est bonne"

Réagissant aux accusations d'échec adressées au gouvernement après les assassinats successifs, M. Larayedh a déploré que certaines parties aient émis un tel jugement avant même que le gouvernement n'entame son action.

"Certes, l'action du gouvernement n'est pas parfaite mais au regard des expériences des pays voisins qui ont connu des révolutions, on se rend compte que la situation de la Tunisie est bonne en termes de sécurité, de stabilité et de taux de croissance", a-t-il soutenu.

"Le gouvernement ne considère pas qu'il a échoué. Si nous acceptons d'être critiqués de la part d'un parti ou d'une organisation, personne n'est cependant autorisé à nous imposer une quelconque décision", a-t-il ajouté.

"Une erreur d'appréciation"

Répondant au Syndicat national des forces de sécurité intérieure, lequel avait conféré le réel pouvoir décision au chef du gouvernement plutôt qu’à leur propre ministre Lotfi Ben Jeddou, Ali Larayedh a estimé que "ces propos étaient excessivement politisés". "Les prérogatives du ministère de l'Intérieur sont fixées par la loi", a-t-il ajouté.

Revenant ensuite sur la fuite des documents liés à l'assassinat du député Mohamed Brahmi, le chef du gouvernement a estimé qu'il s'agissait d'une "erreur d'appréciation quant à l'ampleur de la menace". "Les précautions nécessaires n'ont pas été prises à temps", a-t-il déclaré.

La Tunisie doit compter sur ses propres moyens

Ali Larayedh a enfin indiqué qu'au vu de la situation difficile en Libye, la Tunisie devait compter sur ses propres moyens afin d'assurer la protection de ses frontières. Il a démenti, à ce sujet, les informations selon lesquelles des groupes armés opérant en Libye envisageraient d'attaquer la Tunisie, relevant toutefois "des craintes" à ce propos.

Retrouvez les articles du HuffPost Maghreb sur notre page Facebook.