MAGHREB
25/09/2013 07h:44 CET

Tunisie: Mustapha Ben Jaâfar dans le collimateur des députés légitimistes

Azed Badi, député Wafa à l'Assemblée nationale constituante le mardi 24 septembre 2013
Capture d'écran
Azed Badi, député Wafa à l'Assemblée nationale constituante le mardi 24 septembre 2013

Une motion de défiance émise contre le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaâfar, a recueilli 30 signatures, a annoncé l'élu Azad Badi, membre du mouvement Wafa.

30 signatures contre Mustapha Ben Jaâfar

Lors d'une conférence de presse organisée, mardi, par des élus indépendants à l'ANC, Badi a exhorté les élus à signer la proposition de motion de défiance afin de collecter 73 signatures, préalable nécessaire à l'examen de la proposition devant une Plénière.

Azad Badi a accusé le président de l'ANC d’éviter volontairement de soumettre des projets de loi importants pour examen, dans le but d’envenimer le climat social.

Attachés à la loi sur l’immunisation de la révolution

Treize députés indépendants à l'Assemblée nationale constituante (ANC) ont annoncé mardi leur engagement à défendre la légitimité de la Constituante, ses attributions, son mandat ainsi que son droit exclusif d'avaliser tout gouvernement.

Les treize ont indiqué par ailleurs qu'ils vont user de tous les moyens pour défendre l'ANC, sa légitimité et la loi constitutive portant sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics, se déclarant déterminés à soumettre la loi relative à l’immunisation politique de la révolution et la loi organique sur la justice transitionnelle devant la Constituante pour adoption.

Ces députés indépendants sont Néjib Hosni, Wissem Yassine, Abdessatar Dhifi, Néji Gharsalli, Tahar Hmila, Lotfi Mosbeh, Nizar Kacem, Saâd Bouaich, Romdhane Doghmane, Tarek Bouaziz, Hosni Badri, Chokri Arfaoui et Mouna Ben Nasr.

Malgré la reprise officielle des travaux de l'ANC le 11 septembre dernier, les débats engagés par les élus avant l'assassinat de Mohamed Brahmi ne sont toujours pas prévus à l'ordre du jour. Le retrait maintenu d'une soixantaine de députés de l'opposition bloque toujours l'avancée de ces travaux, particulièrement sur la Constitution, la composition des membres de l'Instance pour les élections (ISIE) ou encore la loi polémique relative à l'immunisation politique de la révolution.