MAGHREB
12/09/2013 13h:50 CET | Actualisé 12/09/2013 17h:11 CET

Le gouvernement accusé d'avoir été mis au courant du meurtre de Brahmi sans réagir

Mohamed Brahmi
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Mohamed Brahmi

Le Front populaire a organisé, aujourd’hui, une conférence de presse à Tunis. A cette occasion de graves allégations ont été portées à l’encontre du Chef du gouvernement tunisien Ali Larayedh et du ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou.

Ces derniers sont accusés d’avoir été mis au courant de l’assassinat du député Mohamed Brahmi par un rapport d’un service de renseignements étranger et ce dès le 14 juillet 2013 soit 11 jours avant la tragédie.

Malgré leur connaissance des risques pesant sur Brahmi, ils n’auraient engagé aucune mesure visant à protéger sa personne ni même daigné le prévenir.

Taieb Laguili, membre de l’initiative nationale pour révéler la vérité sur les tueurs de Belaïd et Brahmi, a soutenu ces accusations au micro de Shems FM, précisant qu’il détenait le document en question.

De même, le porte-parole du Comité de défense du martyr Chokri Belaïd et membre au sein du comité de défense du martyr Mohamed Brahmi, Nizar Snoussi, a réitéré ces propos et appelé à l’ouverture d’une enquête sur le sujet.

Première partie de la conférence de presse en vidéo

Face à ces accusations, les députés démissionnaires de l'Assemblée ont appelé toutes les forces vives du pays à imposer la constitution d'une commission d'enquête indépendante chargée de faire la lumière sur la responsabilité du gouvernement dans l'assassinat de Mohamed Brahmi. Ils ont également invité à manifester le mardi 17 septembre à 12h devant le siège du gouvernement à la Kasbah.

Communiqué des députés démissionnaires