MAGHREB
02/09/2013 16h:42 CET

Syrie: La résolution de la Ligue arabe ne fait pas l'unanimité

Réunion de la Ligue arabe, 27 août 2011
Flickr/ Bahrain Ministry of Foreign Affairs
Réunion de la Ligue arabe, 27 août 2011

Prévue lundi 2 septembre au Caire, la réunion extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères a finalement été avancée au dimanche 1er septembre.

Sans véritable surprise, à l’issue de cette réunion, le texte de la résolution du conseil des ministres n’a pas fait l’unanimité au sein de la Ligue arabe. En effet, l’Irak n’a pas voté en faveur des alinéas 2 et 4 de cette résolution, le Liban a émis des réserves sur la résolution dans son intégralité, alors que l’Egypte a qualifié la déclaration "d’ingérence étrangère", et que l’Algérie a qualifié le texte de "violation du règlement intérieur du conseil de la Ligue, notamment en ce qui concerne le mécanisme de prise de décisions en cas d’absence de consensus entre les Etats membres".

“Dans l’alinéa 2 de la résolution, le conseil a imputé “l'entière responsabilité de ce crime odieux au régime syrien”, réclamant que les auteurs de cette attaque soient traduits devant la justice internationale “comme les autres criminels de guerre”. Dans l’alinéa 4 de la résolution, les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé l'ONU et la communauté internationale à «assumer leurs responsabilités conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international afin de prendre les mesures de dissuasion nécessaires contre les auteurs de ce crime odieux dont le régime porte la responsabilité”. explique le journal algérien TSA.

La Tunisie s’est prononcée vendredi 30 août contre “toute intervention étrangère dans un pays souverain”. “Une intervention étrangère aura des conséquences graves pas seulement pour la Syrie mais aussi pour toute la région, et même au-delà.”, a déclaré le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othmane Jerandi. Dans n communiqué publié ce lundi 2 septembre, le ministère des Affaires étrangère a réaffirme la position de la Tunisie.

Le ministre des Affaires étrangères saoudien, Saoud Al Faycel, favorable à une attaque contre la Syrie, a estimé que s’opposer à une intervention militaire ne fait qu’encourager “les crimes perpétrés par le régime syrien d’al-Assad.” rapporte Sky news.

La réunion avait été précédée par un mot d’Ahmed Jarba, chef de la Coalition nationale syrienne, qui a plaidé en faveur d'une intervention étrangère pour arrêter "la machine de guerre et de destruction" du régime de Bachar al-Assad, selon l'AFP.

Samedi 31 août, le président américain Barack Obama avait surpris en annonçant qu’il soumettrait sa décision de principe de frapper la Syrie au vote du Congrès. Après le refus du parlement britannique de soutenir cette action, le président français François Hollande se retrouve sous pression pour un vote au Parlement français, même si l'avis des députés et sénateurs est uniquement consultatif, selon Le HuffPost. Les alliés russe et iranien de Damas ont de leur côté renouvelé leurs mises en garde aux États-Unis.