MAGHREB
02/07/2013 08h:15 CET | Actualisé 02/07/2013 09h:43 CET

Tunsie: Les débats sur la Constitution se poursuivent, place aux intérventions des élus

Poursuite des débats sur le projet de Constitution, le 2 juillet 2013
Nacer Talel pour le HuffPost Maghreb
Poursuite des débats sur le projet de Constitution, le 2 juillet 2013

La plénière consacrée à l'examen du projet de Constitution, dont les travaux ont démarré, lundi, avec fracas, se poursuit ce mardi, à l'Assemblée nationale constituante (ANC), dans un hémicycle à moitié vide mais dans le calme.

L'ordre du jour a été approuvé, lundi après-midi, par 102 constituants sur les 148 présents, et la lecture du rapport général a été, finalement, parachevée malgré les chahuts.

Des députés de l'opposition avaient perturbé la lecture de ce rapport à la séance d'ouverture ce qui a poussé Mustapha Ben Jaafar à suspendre les travaux 40 minutes après leur démarrage.

Ces élus ont qualifié le projet de Constitution de « brouillon contraire au règlement intérieur » qui « ne reflète pas le travail des commissions constituantes », demandant de prendre en considération les recommandations issues du dialogue national.

Sur sa page Facebook, Selma Mabrouk (Al Massar) a, pour sa part, apporté une mise au point sur les évènements de la journée "tristement mémorable" de lundi, accusant le comité mixte de coordination et de rédaction, d'avoir enfreint l'article 104 du Règlement intérieur.

"Il se trouve que la version du 22 avril ne correspondait plus du tout aux travaux des commissions, et, comme par hasard dans le sens d'une accentuation des restrictions sur les libertés, d'une régression des droits sociaux et économiques, d'une répartition des pouvoirs retouchés en faveur du chef du gouvernement, d'une justice complètement dépendante de la majorité (et bien d'autres points encore...)", précise l'élue.

Dans un communiqué rendu public lundi après-midi, le bureau de l'ANC exprime son étonnement "des dépassements" commis par des élus opposés au projet de constitution, qualifiant ces comportements d'"irresponsables".

Le bureau considère la lecture et la distribution d'un document, en plénière, par des députés de l'opposition, comme "un dépassement flagrant" du règlement intérieur de l'ANC.