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Entre ma mère et mon diplôme, je choisis ma mère

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Il y a 60 ans, des Algériens à la fleur de l'âge abandonnaient les bancs des lycées, les campus et prenaient les chemins du maquis et de la guérilla urbaine.

Il y a 60 ans, l'UGEMA décrétait la grève générale des étudiants/lycéens et déclenchait le "Novembre étudiant". À l'épreuve de la scolarité, ils étaient talentueux, mais ils savaient que leur statut de futurs diplômés était une espérance vaine dans l'Algérie coloniale à collèges.

Entre une hypothétique/incertaine promotion sociale et une émancipation nationale, ils ont choisi la deuxième option. À l'image de Abderrahmane Taleb,de Zoulikha Bekkadour, Amara Rachid, ils ont choisi le combat libérateur.

De la santé aux transmissions en passant par l'encadrement de la Révolution, les "étudiants soldats" ont servi dans tous les registres.

Parce que la France coloniale était convaincue que les "maquisards étudiants" constituaient un "plus" et un sacré "plus" au crédit de la "rébellion", elle a mobilisé son armée d'action psychologique et décrété le complot de la "bleuite". On en connaît les dommages !

L'indépendance acquise dans le sang, la logique aurait voulu que les "maquisards étudiants" prennent une place privilégiée dans le processus de construction de l'Algerie nouvelle. Les vainqueurs de la crise de l'été 1962 ne l'entendaient pas de cette oreille. On connaît la suite : exit forcé pour l'élite. Au débit de l'Algerie nouvelle.

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