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Belcourt, une école et Sidi Bemol

Publication: Mis à jour:
SIDI BEMOL
FAYEZ NURELDINE via Getty Images
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Je m'en souviens, je me souviens comme si cela datait d'hier de mes visites au domicile de Cheikh Sidi Bémol and Co !

Journaliste, j'ai connu Cheikh Sidi Bémol et observé un pan fécond de son parcours artistique. Mais je n'ai pas connu personnellement Hocine Boukella. Étudiant à Science Po/Journalisme, j'ai été élève de son frangin Tahar.

Sur les bancs de l'Institut, j'ai également connu son frangin Djamel. Lequel, dès la première semaine, est devenu un intime parmi les intimes. Passionné de cinéma, pétri de culture générale, Djamel m'a fait aimer "Caméras politiques", succulente chronique ciné/TV dans Le Monde diplomatique d'Ignacio Ramonet.

Au-delà de nos lieux de mémoire pédagogiques, Djamel m'a fait visiter un lieu dédié au savoir, à l'education et à la pédagogie digne de ce nom. Djamel m'a fait visiter -- une multitude de fois -- l'école belcourtoise longtemps dirigée par son géniteur et le géniteur de Hocine et Djamel.

Une somme de classes, un collectif d'enseignants dispensant -- sous la responsabilité du papi de Hocine/Djamel -- un enseignement label "Fouroulou", alias Mouloud Feraoun.

L'école belcourtoise abritait également le logement d'astreinte de Monsieur le Directeur qui, en pédagogue/éducateur/Papa, y a élevé Tahar, Hocine, Djamel et des générations entières d'enfants de Belcourt et du Peuple, devenus des talents avérés dans une multitude de registres.

Hocine Boukella y a glané ses premières inspirations et y a acquis ses premiers talents.

L'HISTOIRE D'OUVERRI (traduction Hocine Boukella)

C'est l'histoire d'Ouverri, (Ouais, ouais, ouais !)
Qui se prend pour un mercanti. (Ouverri !)
Entre ses lèvres, il a toujours
Une clope entamée.
Il possède une dent en or
Qui fait briller son sourire.
Quand il marche, il se dandine,
Et ça pue la brillantine.
C'est l'histoire d'Ouverri,
A son retour de Paris.
Il débarque au port de Bougie
Avec une valise énorme.
Dedans, il y a de l'argent
Et une robe de soie.
Il rentre dans une taverne,
Pour boire une bière.
Il voit qu'on y joue aux cartes,
Il s'installe pour une partie.
Il n'a pas fini sa bière,
Qu'il a perdu toutes ses affaires.
Le voilà nu comme un ver,
Alors, il se jette à la mer.
Tout le monde le suit,
Tous plongent après lui.
Mais pas pour le repêcher,
Ils veulent juste lui arracher
Sa fameuse dent en or,
Qui fait briller son sourire.
C'est l'histoire d'Ouverri,
C'est l'histoire d'Ouverri

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