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Osons changer nos comportements pour les générations à venir

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Ce fléau qui gangrène nos sociétés, ce massacre qui prend, de plus en plus nombreux, nos enfants.

Que ce soit par l'invocation de la faucheuse, à ses cotés, ou par un changement de style de vie, l'on meurt inévitablement: on devient un mort-vivant, un zombie, qui déambule sans repères, sans objectifs, sans rien.

Cela est dû à une défaillance du système social, un échec de celui-ci mais surtout à des raccourcis et plus important que tout: C'est une fausse solution.

Cela touche toutes les tranches de la société, tous les âges, appartenances, races, religions, tout être vivant.

Pourquoi arrive t-on à cette voie sans issue? À ce point de non retour?

Quelles sont les causes?

C'est simpe, c'est le dégoût de la vie, du monde dans lequel nous vivons, de l'absence d'espoir qui mène inévitablement au dégoût de soi.

Quant on vit dans une prison virtuelle, un enclos, sans liberté, sans fenêtre sur l'avenir, tout devient noir, sombre, humide, nauséabond et asphyxiant.

Comment s'en sortir, alors que tout joue contre nous?
Comment parler d'espoir, alors que c'est une illusion?
Comment parler de vie, alors que tout n'est que chaos?

Cette société est la fautive!

Pour celui qui aspire à la perfection -une limite inatteignable- la pauvreté culturelle, sociale et communicationnelle, il voit ses horizons rétrécir, car oui nous sommes conditionnés à l'échec, car oui nous ne vivons pas, mais nous subsistons, nous survivons.

Au travail? Nous sommes esclaves. En couple? nous sommes tous -d'une manière ou d'une autre- soumis. À l'école? On nous rabaisse au rang de bêtes.

Cette société nous conditionne à l'échec, puis nous demande de sourire et d'être heureux.

Un mal-être suffocant, un désarroi, une perte de régime qui survient et arrive à nous amener vers cette fausse solution, que de vouloir quitter ce monde.

Quand bien même le poids est lourd à porter, quand bien même la force manque pour se redresser, il reste pourtant une solution: Celle d'un changement social, celle d'un changement radical, où depuis le bas-âge nous conditionnerons les générations futures plus positivement.

Au lieu de crier et de donner la fessée, nous expliquerons avec des mots simples ce qui est mal et ce qu'il ne faut pas faire.

Au lieu de rabaisser au rang de bête, de benêt et de cancre à l'école, nous encadrerons par des supports éducatifs, des solutions culturelles, et une amélioration des connaissances.

Au lieu de dire aux adolescents, qu'ils sont voués à l'échec, au chômage; les aider à se réorienter, à trouver des solutions d'adaptation au marché. Leur dire qu'il y aura toujours de l'espoir.

Au lieu d'être esclaves d'un système, de postes professionnels sans valeurs, sans ambitions, "être un clou dans le mur"; leur apprendre à aller vers l'interaction, la synergie et la créativité. Leur donner l'esprit d'initiative, de leadership, de se démarquer et d'oser entreprendre...d'oser tout simplement.

C'est à toi, à moi, à eux de faire changer les choses. C'est à nous de changer pour insuffler un vent nouveau pour les générations futures, pour une société meilleure.

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