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Rim Ben Fraj Headshot

État tunisien, arrêtes de matraquer ta jeunesse!

Publication: Mis à jour:
ZAFZEV
Capture écran/youtube/rim ben fraj
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Nous sommes la génération qui a cru en ce pays, qui a refusé de le quitter, nous vivons dans une prison à ciel ouvert, sans accès aux privilèges comme voyager pour découvrir le monde. Le cinéma et les arts sont des plaisirs qui coûtent chers et pourtant on y croit encore, on essaye de construire, on ne manque pas d'idées. Notre soif d'espaces d'épanouissement intellectuel a fait que certains d'entre nous se sont lancés dans l'aventure. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne les a pas encouragés.

Le café culturel Ser w Kamun a ouvert près du Passage à Tunis au mois d'avril 2017. On ne fait pas qu'y boire du café: c'est un espace de création, de rencontres, de formation et d'initiative culturelle et artistique.

De nombreux jeunes en ont fait un lieu à eux, dans lequel ils échappent à la misère, à la "hogra" (mépris) et à la délinquance. Et voilà qu'un jour, la police débarque.

Le fondateur Tarek Sardi reçoit un ordre de fermeture sans explications et sans motifs valables.
Un exemple de plus de la manière dont l'administration fait tout son possible pour pousser la jeunesse au désespoir.

Dans un long statut sur Facebook, Tarek Sardi exprime son amertume et son regret de ne pas avoir quitté le pays où il a cru qu'il pourrait faire changer les choses, construire et s'épanouir.

On étouffe, laissez-nous respirer!

Reportage réalisé avec un smartphone (On vous recommande d'utiliser des écouteurs pour une meilleure qualité de son).

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