Rim Ben Fraj
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Diplômée de l'institut de langues de Tunis. Communicante, éditrice et traductrice tunisienne, membre de Tlaxcala. Rim s’intéresse à la politique culturelle en Tunisie.

Les articles de Rim Ben Fraj

"3000 nuits" de Mai Masri: La Palestine est une femme

(0) Commentaires | Publication 29 novembre 2017 | 11h39

Cet article se veut un hommage au peuple palestinien en ce 29 novembre, date anniversaire de la Résolution n°181, par laquelle 33 pays membres de l'ONU ont voté un plan de partition de la Palestine, dont, à ce jour, seul un point est appliqué: la création d'un État juif.

Au...

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La belle, la meute, et nous

(0) Commentaires | Publication 20 novembre 2017 | 10h44

Nous avons vu le nouveau film de Kaouther Ben Hania un vendredi après-midi, dans une salle du centre-ville de Tunis qui affichait complet pour toutes les séances. Ce film-choc, qui a bien mérité la récompense des JCC, rattrapant la gaffe du Festival de Cannes, qui l'avait superbement ignoré malgré la...

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Corps étranger de Raja Amari: Un corps- à-corps raté

(0) Commentaires | Publication 17 novembre 2017 | 11h09

Mesdemoiselles, vous voulez fuir votre frère barbu et l'enfer de votre pays noyé dans l'extrémisme, pour trouver la liberté et le bien-être? C'est simple: montez dans une barque, plongez au bon moment et vous vous vous retrouverez sans transition au paradis. It's magic: pas de Frontex, pas de police des...

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État tunisien, arrêtes de matraquer ta jeunesse!

(0) Commentaires | Publication 3 novembre 2017 | 17h01

Nous sommes la génération qui a cru en ce pays, qui a refusé de le quitter, nous vivons dans une prison à ciel ouvert, sans accès aux privilèges comme voyager pour découvrir le monde. Le cinéma et les arts sont des plaisirs qui coûtent chers et pourtant on y croit...

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FIFAK: La 32ème édition en 53 ans, du 12 au 19 août 2017, un programme comme toujours très riche, et un risque de normalisation

(0) Commentaires | Publication 2 août 2017 | 21h43

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Sous le beau ciel de Kelibia, la ville phare du Cap Bon, durant les nuits douces du mois d'Aouessou (août), le FIFAK est un rendez-vous incontournable pour les cinéastes amateurs et les amateurs de cinéma, venus de toute la Tunisie et d'ailleurs. Le...

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Tarek Sardi: "La FTCA, une manière d'être, un esprit, une conviction à vie"

(0) Commentaires | Publication 20 juillet 2017 | 01h52

À 24 ans, Tarek Sardi est un jeune entrepreneur fondateur du café culturel Ser w Kamun, juste avant il était chargé de programmation au cinéma Le Rio, mais à l'origine, Tarek Sardi est un jeune cinéaste. Il a réalisé plusieurs films dans le cadre de la FTCA et...

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Anis Lassoued, cinéaste: "Pour une transparence dans les subventions au cinéma"

(0) Commentaires | Publication 20 juillet 2017 | 01h42

À 45 ans, Anis Lassoued a déjà 22 ans de métier. Il a suivi des études à l'Institut Maghrébin du Cinéma, la première école de cinéma en Tunisie.

Ses films expriment tous une préoccupation pour l'enfant: Les poupées de sucre, L'enfant et la moisson magique "Saba Flous", The ballon...

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"Tout est à reconstruire": Interview avec Fausto Giudice, écrivain et éditeur

(0) Commentaires | Publication 19 juillet 2017 | 18h51

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Photo Khabab Abdelmaqsoud

Sa mère était allemande et s'appelait Marguerite, elle l'a donc appelé Fausto, d'après Faust, de Goethe. Ses grands-parents étaient des harragas venus en barque de Sicile en Tunisie en 1900. Il a grandi dans la Tunisie de l'indépendance,...

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"Thala mon amour", un essai de film de fond

(0) Commentaires | Publication 14 janvier 2017 | 21h46

Projeté en première aux JCC 2016, écrit et réalisé par le jeune Mehdi Hmili, "Thala mon amour" est encore un autre film qui traite par la fiction le soulèvement tunisien de 2011 dans les régions oubliées où les premiers vents du changement ont soufflé. Le film est actuellement dans les...

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Cinéma - "Attitude" d'Ines Ben Othman: À la découverte d'une tribu inconnue

(0) Commentaires | Publication 1 décembre 2016 | 22h16

Programmé dans le bouquet Panorama (lors des Journées Cinématographiques de Carthage), le documentaire d'Ines Ben Othmane "Attitude", a été d'abord projeté à la prison civile de Borj Erroumi à Bizerte, avant d'être vu dans les salles de cinéma.

Face au public du Mondial, la jeune réalisatrice n'a pas caché son émotion suscitée par la projection à la prison adressée à des spectateurs condamnés à des longues peines.

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Le film suit, de Bizerte à Sousse, des ultras, ces supporters de foot fanatiques et bruyants.

Qu'ils soient sang et or, rouge et noir, vert et noir, ou rouge et blanc, tous ces clubs ultra ont le même profil, les mêmes principes, les mêmes valeurs, qu'on peut résumer par trois mots: fraternité, liberté, haine de l'oppression.

Avant et après

Avant le 14 janvier, ils étaient traités comme des criminels et des voyous, après le 14 janvier ils sont traités comme des terroristes.

En témoignent des scènes de violence policière inqualifiable filmées par Inés.

Plusieurs supporters racontent leur arrestation, détention et jugement arbitraire. Tous disent qu'ils s'attendaient à ce que les choses changent après la révolution. Tous constatent que "rien n'a changé à part les têtes ".

La caméra d'Ines Ben Othmane a su être à la hauteur et à la vitesse de ses sujets, le montage très nerveux et dynamique, sans temps morts, fait bien ressortir l'extraordinaire énergie dégagée par ces centaines de jeunes hommes devenus ultras pour ne pas sombrer dans le désespoir individuel. Et on comprend bien au sortir du film que tout cela a peu à voir avec le ballon rond sur le terrain.

La réalisatrice nous a épargné les scènes de matchs dont nous sommes suffisamment abreuvé par les télévisions.

La caméra s'est exclusivement braquée sur les ultras et leurs ennemis de toujours, les robots casqués et armés de boucliers et de matraques.

Planète ultra

Ines Ben Othmane a réalisé une oeuvre de dimension sociologique et même anthropologique à portée universelle: son film saura, certainement, trouver des spectateurs concernés de l'Italie au Brésil et du Mexique à la Finlande.

Avant d'être Bizertins ou Kairouanais, avant même d'être Tunisiens, les ultras sont humains, trop humains.

Message explicite de ce documentaire palpitant: la prochaine révolution tunisienne, si elle a lieu, partira des stades.

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Clash de Mohamed Diab, un huis clos humain, trop humain!

(0) Commentaires | Publication 1 décembre 2016 | 22h03

Clash, film-choc a été sélectionné dans la compétition officielle des JCC, après avoir été projeté dans la section "Un certain regard" au Festival de Cannes.

Dès le lancement du générique, le silence s'empare de la salle comble, du parterre au premier balcon, le deuxième balcon du Colisée étant condamné depuis un moment.

Nous voilà plongés dans l'une de ces journées tragiques de juillet 2013 au Caire. Le général Al-Sissi et ses hommes viennent de renverser le président élu Mohamed Morsi. La capitale égyptienne est en ébullition, envahie par des manifestants "pour" et "contre" qui s'affrontent entre eux et avec les forces de l'ordre.

Un journaliste américano-égyptien d'Associated Press et un photographe local sont les premiers à se faire embarquer dans un fourgon de police pour avoir photographié les policiers en pleine action. Dans son film de 2010, Diab avait mis en scène le harcèlement sexuel des femmes dans le bus 678, mais celui-ci n'était pas le seul décor du film.

Cette fois-ci, le fourgon, véritable camion de concentration, va être le seul lieu du film, et le décor d'un huis clos infernal. Aux deux premiers détenus succèdent plusieurs groupes de personnes brutalement interpellées, rejointes vers la fin par deux militaires qui ont tenté d'intervenir en leur faveur.

Comme dans "L'immeuble Yacoubian", le roman d'Alaa Al Aswany, réalisé par Marwan Hamed, tous les profils sociaux sont présents. Mais ici, les protagonistes s'affrontent dans un espace confiné, étouffant, dans lequel ils risquent de mourir, comme cela est réellement arrivé en juillet 2013.

Au fil de ce long calvaire, les relations entre les incarcérés et l'extérieur passent d'un extrême à l'autre, de la méfiance à l'hostilité, de la violence à la fraternité; au-delà de leurs différences affichées - islamistes contre laïcs, pro-Morsi contre pro-Sissi, politisés contre apolitiques, hommes contre femmes- ils prennent progressivement conscience de leur commune humanité à partir du constat imposé par leur situation: ils ont tous les mêmes besoins vitaux.

Ces besoins vitaux, ce sont d'abord bien sûr, les premiers besoins naturels - l'eau à boire et à évacuer, l'air à respirer, le sang qui doit s'arrêter de couler-, mais aussi le besoin, tout aussi naturel, d'être libre de ses mouvements, donc de trouver ensemble le moyen de sortir de la cage.

Comparés aux films, surtout hollywoodiens, de huis clos - en général des avions, des prisons, des banques - Clash innove en situant l'action dans un fourgon de police.

Inévitablement, le public s'est fortement identifié aux personnages. Au-delà du contexte politique spécifiquement égyptien, Clash parle à tous les publics, et pas seulement arabe.

Comme l'affirme Mohamed Diab, dans une interview au journal Le Monde, le film "parle moins des politiques que de l'humain ... au-delà de la situation politique, Clash aborde des questions fondamentalement humaines et universelles : la haine de l'autre, le malentendu entre ceux qui pensent différemment, les besoins primaires que nous partageons tous".

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Les Rencontres Cinématographiques de Béjaïa: Un espace de liberté surveillée

(0) Commentaires | Publication 19 septembre 2016 | 13h47

A quelques heures de route de Tunis, les Rencontres cinématographiques de Béjaïa se sont déroulées du 3 au 9 septembre 2016. Béjaïa, Bgayet en tamazight, mais que ses habitants continuent d'appeler appeler Bougie, est une soeur de Kélibia.

Comme elle, elle vit les pieds dans l'eau, comme...

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Adnen Meddeb: Adieu à l'ami, adieu au confident, adieu au camarade

(0) Commentaires | Publication 25 août 2016 | 18h57

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"Tous les hommes doivent mourir, mais l'ampleur de la mort peut varier. L'ancien écrivain chinois Szuma Chien a dit, 'Bien que la mort tombe pareillement sur tous les hommes, elle peut être plus lourde que le mont Tai ou plus...

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FIFAK 2016: Le programme parallèle, le petit plus qui fait la différence

(0) Commentaires | Publication 13 août 2016 | 22h21

Nous sommes à Kélibia, la ville charmante du Cap Bon, au théâtre en plein air, sous un ciel estival traversé par des étoiles filantes, rafraîchis par la brise de mer, bref tout ce qu'il faut pour regarder des films, les apprécier et en débattre.

Des films amateurs des quatre...

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Hammamet: Un autre festival est possible

(0) Commentaires | Publication 11 août 2016 | 16h40

Pour sa 52ème édition, le festival international de Hammamet offre cette année un programme très riche de musique, de théâtre et de danse, sous la devise "un monde à part".

Les spectacles sont répartis entre l'amphithéâtre de Hammamet (indoor), le centre culturel Dar Sébastian (act-now) et d'autres espaces ouverts...

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