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Présidentielles : Hillary Clinton consumée sur le bûcher de ses vanités

Publication: Mis à jour:
HILLARY CLINTON
CHRIS KEANE / Reuters
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Par sa cupidité, son avidité et son ambition démesurée, celle qui se rêvait la "Première Dame" élue à la magistrature suprême américaine, aura été, paradoxalement, la plus haïe des aspirants démocrates à la Maison Blanche, infligeant à son parti le plus retentissant camouflet de l'histoire électorale américaine, le sinistrant en même temps qu'elle défigurait l'image de l'Amérique.

I - L'asservissement du parti démocrate

En tandem avec son époux Bill Clinton, opérant méthodiquement depuis la mandature de l'époux dans la décennie (1980-1990), le tandem BILLARY (Bill et Hillary) a asservi, subverti et instrumentalisé le Parti Démocrate en vue de la mise sur orbite de l'épouse et d'écarter le moment venu quiconque se dresserait sur le chemin des ambitions. En fera les frais, un rival hautement respectable -Bernie Sanders- infiniment plus crédible, infiniment plus représentatif des valeurs américaines.

Sa connivence élitiste avec la presse américaine qui l'avait aidée à anticiper le questions des auditeurs lors des débats de la primaire démocrate, de même que son usage inconsidéré de sa messagerie privée à son passage au Département d'Etat, ont accentué la défiance à son égard.

II- "The Spirit of America" dénaturé par Hillary Clinton

A son corps défendant, la chouchou de Wall Street et des conférences tarifées a dû se résoudre à injecter, à dose infinitésimale il est vrai, une touche sociale à son programme pour tenter de réduire quelque peu l'immense antipathie qu'elle suscitait et atténuer la rigueur d'une profession de foi particulièrement imprégnée du néo conservatisme politique et de l'ultralibéralisme, dans la pure tradition du capitalisme sauvage.

Le vote sanction de tous les laissés pour compte de la société d'abondance, les exclus de la société consumériste, les habitants de Flint (Michigan) et d'ailleurs, popularisés par le cinéaste critique Michael Moore, sont venus lui rappeler la dure réalité de leur quotidien et la triste image qu'elle renvoie désormais de l'Amérique par sa morgue, sa suffisance et son arrogance.

Un tandem constitué de Bernie Sanders-Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts et figure montante de la gauche américaine, plus conforme à l'Esprit de l'Amérique (The Spirit of America), aurait eu raison sans la moindre contestation possible de l'hydre Donald Trump.

III - Le Monde arabe et la défaite de Hillary Clinton

Que son directeur de campagne, John Podesta, soit en même temps un conseiller en communication de l'Arabie saoudite, qu'elle ait mis à profit ses responsabilités à la tête du département d'état pour ponctionner au profit de la Fondation Clinton les bienfaiteurs de sa future campagne, à l'instar du Maroc, ou du Qatar donne la mesure de la confusion d'intérêts qui s'est établie dans l'exercice de ses fonctions, en même temps que son sentiment d'impunité.

"We came, We saw, She died".

Hormis l'Arabie saoudite, qui avait tout misé sur Billary pour se sortir du guêpier dans laquelle elle s'est placée, et du Maroc, dont il espérait de ses contributions un infléchissement de la position des États Unis en sa faveur sur la question du Sahara occidental, le Monde arabe ne regretta pas la défaite de Hillary Clinton, elle, l'alliée souterraine de la Confrérie des Frères Musulmans dans la séquence dite du «printemps arabe» de Tawakol Karman (Yémen-Prix Nobel de la Paix 2011), à Huma Abeden, sa conseillère occulte, elle, qui a outrepassé le mandat des Nations-unies sur la Libye, en tandem les philo sionistes Nicolas Sarkozy et Bernard Henry Lévy, elle, qui a puissamment œuvré au lancement de l'opposition mercenaire off shore syrienne, pour la satisfaction d'objectifs stratégiques d'Israël et non la promotion de la démocratie à travers le Monde.

Les démocrates arabes ne pleureront pas la déroute de l'ex First Lady et de son virtuel First Gentleman. Ils ne se réjouissent pas non plus de l'élection d'un xénophobe mysogine populiste à la tête des Etats-Unis.

En pleine campagne de Libye, débarquant à l'improviste à Tripoli pour y sonner l'Hallali en vue de la mise à mort du Colonel Mouammar Al Kadhafi, sans égard pour les destructions qu'elle vient d'imposer à la Libye, elle aura ce terme d'une indécence méprisant à l'égard de sa future victime: «We came, we saw, He died».

Six ans après, la malédiction de Kadhafi a frappé Hillary, qui lui renvoie d'outre tombe, tel un effet boomerang, sa sentence morbide. «We came, We saw, She died».

Triste fin pour Hillary Clinton, en retraite forcée anticipée aux cachetons de ménagère dévalués.

IV- Une prestation de serment désormais caduque

En campagne présidentielle Hillary Clinton, anticipant sa victoire, avait donné des gages au lobby juif américain avec cette ahurissante profession de foi pro-israélienne: «J'inviterai le premier ministre israélien à la Maison Blanche dès le premier mois de mon mandat».

Durant sa campagne, Hillary Clinton avait en effet promis d'adopter un agenda extrême en faveur d'Israël, parallèlement aux démarches de son époux l'ancien président américain Bill Clinton auprès d'une centaine de dirigeants de la communauté juive de la Floride du Sud, pour une collecte de fonds, les assurant que si son épouse était élue, elle se fixerait comme "objectif prioritaire le rapprochement avec Israël", mettant l'accent sur "les liens étroits que sa femme et lui même entretiennent avec Israël", rapporte le journal "Times Of Israel".

La défaite d'Hillary Clinton la dispense désormais de cette promesse, caduque d'ailleurs du fait d'une allégeance préalable.
Hillary Clinton s'est consumée sur le bûcher de ses vanités. Mais sous les cendres mal éteints, les braises, en une combustion lente, vont continuer à calciné sa carrière en même temps que la superstructure sur laquelle s'est édifiée sa mystification.

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