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Romantisme en 2016: Etat des lieux

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ROMANCE
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Où sont passés les rendez-vous passionnés, les taxis encombrés d'amour naissant, la fidélité et les grands mots d'amour, le courage de dire "je t'aime" le matin, les lettres d'amour aussi poétiques qu'un Nizar Qabani.

Peut être que ça existe encore, mais moi je ne vois que des gens qui balancent des récits insipides, troués de trois petits points, sans début ni fins, des bouts d'amour même pas aimés, des phrases sans COD.

Est ce Internet? Ce petit Satan de l'ère moderne, cette société de consommation amoureuse, que l'on ressort pour expliquer notre dérive, notre manque de poésie, notre échec.

Avant il n'existait que l'amour. Aujourd'hui, il peut y avoir plusieurs épices exprimant la graduation de notre ressenti. Un "j'aime" vaut moins qu'un message mais plus qu'un rien. Un message vaut moins qu'un appel mais plus qu'un "j'aime". La mention "j'aime" veut dire : "Je t'aime bien, mais bon, j'ai la flemme". La mention "j'aime" est un amour de projection, un "salut" un peu mou, un amour à l'investissement zéro.

Est ce l'éducation? Cette nouvelle tendance à surveiller ses enfants, chaque seconde, n'importe où qui prive chacun d'entre nous de boire, de se droguer ou éventuellement de tomber amoureux. Avant, il y avait certes une forte probabilité d'un danger de vie, le risque de l'inconnu mais aussi le droit à l'aventure et à la respiration.

Aujourd'hui, tout se resserre sur l'amour, tout prend une forme légale comme le code de la route ou les législations constitutionnelles. L'amour est il entrain de mourir?

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