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Des droits pour les algériens

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Dans la presse algérienne de ces derniers mois, fils de martyrs de la Révolution algérienne (1954-1962) et fils de moujahid revendiquent toujours leurs droits.

"Si c'est là la crème du F.L.N., je ne me fais pas d'illusions, ils tireront les marrons du feu pour quelques gros bourgeois, quelques gros politiciens tapis mystérieusement dans leurs courageux mutisme et qui attendent l'heure de la curée. Pauvres montagnards... pauvres jeunes gens, vos ennemis de demain seront pires que ceux d'hier". Mouloud Feraoun

Les misères parce qu'ils manquent de tout, tout le temps, ont aliéné les jeunes gens qui ne savent plus à quels saints se vouer pour s'en sortir et se sauver. Ils souffrent tant, certains s'en être conscients de l'état de pauvreté de leur milieu. Beaucoup sont des enfants d'authentiques maquisards. Ceux là qui avaient tout donné au pays lorsqu'ils avaient juré de bouter dehors le colon, cet ennemi si oppresseur qui ne voulait rien lâcher.

Certainement que les bourgeois rient sous cape n'ayant rien à cirer de l'état de détresse de beaucoup de leurs compatriotes dans le grand besoin. Fadel se souvient qu'ils n'ont pas vraiment changé. Durant la guerre ils ne semblaient pas du tout eux et leurs enfants concernés par les hostilités avec l'ennemi.

Comme d'ailleurs dans les premières années de l'indépendance, ils s'occupaient plutôt à fourbir leurs armes. Ils se gardaient d'avancer à visage découvert n'osant pas encore revendiquer des clubs privés, les blessures des Algériens n'étaient pas encore cicatrisées. C'était trop tôt.

Ils savaient que leurs compatriotes n'accepteraient pas de suite de nouveaux colons oppresseurs. Alors les loups attendirent leur heure. Le temps que les algériens se lassent de "la justice sociale" et revendiqueront enfin "ces libertés des bourgeois". On n'avait pas attendu longtemps juste deux décennies après l'indépendance ...

Depuis vingt cinq ans on n'arrête pas la privatisation, le pays allant de mal en pis pendant que la minorité riche s'engraisse de plus en plus. Et les algériens n'ont pas toujours leurs droits, certains vivent sans travail avec une allocation chômage de même pas trente euros.

Ce qui fait dire à Fadel : "à quoi sert une révolution qui bouffe ses enfants et au final offre le pays à ceux qui ont des comptes dans les banques des cités de l'Occident. Cet occident qu'ils fréquentent et qu'ils interdisent au peuple algérien démuni, sans moyens de voyager !".

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