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Journée internationale de la Démocratie: La démocratie tunisienne en débat

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TUNISIA FLAG
Stringer . / Reuters
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Depuis 2007, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 15 septembre journée internationale de la Démocratie.

Dans le cadre de la célébration de cet événement, la fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) et l'international IDEA a ouvert un espace "libertés" à l'espace Arena au lac 1 afin de débattre sur des thèmes variés, relatifs à la démocratie, aux libertés publiques, aux droits humains, aux élections, à la protection de l'environnement, ainsi qu'à la promotion de l'art et de la culture.

L'inauguration officielle de cette manifestation a été faite par M. Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l'Homme et par M. Chafik Sarsar, président de l'Instance supérieure indépendante des élections.

I Debate en partenariat avec Democracy reporting international ont organisé une session de discussion intitulée: "La démocratie: où en sommes-nous aujourd'hui?"

Le débat qui a duré deux heures et qui a été animé par Ilyes Guermazi, directeur exécutif et fondateur de I Debate en Tunisie, a réuni mademoiselle Olfa Mohamed, activiste de la société civile, madame Jinan Limam, enseignante universitaire et spécialiste en droit public et moi-même.

Les intervenants se sont prononcées sur des thématiques variées; notamment la Cour constitutionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature et les instances constitutionnelles.

Chacune des intervenante a répondu aux questions posées par le public et qui se sont articulées autour de trois sujets:

D'abord à la question de savoir si nous sommes sur la bonne voie de la démocratie, les réponses ont été plutôt positives.

En effet, la démocratie ne s'écrit pas. Il ne suffit pas d'avoir une belle Constitution; encore faut il que la pratique et les mentalités soient de mise.

La démocratie ne se réduit pas à l'organisation d'élections libres et honnêtes. Elle doit se baser sur une multipartisme et surtout un pluralisme politique qui permet une alternance au pouvoir.

Par ailleurs, sans une opposition institutionnalisée et un contrôle réciproque des pouvoirs tous les abus sont permis.

L'accent a été mis, dans ce cadre, sur le rôle constructif joué par la société civile très active aussi bien dans la confection des textes législatifs que dans leur mise en oeuvre.

Par ailleurs, sur le thème de la Cour constitutionnelle, le retard dans sa mise en place a été signalé en insistant sur son importance dans l'achèvement de la construction de l'État de droit. Or, cette Cour ne verra le jour qu'une fois le Conseil supérieur de la magistrature, dont les membres seront élus le 23 octobre prochain, sera prêt.

Enfin, et en rapport avec les instances constitutionnelles dont le rôle est de renforcer la démocratie à travers la promotion des droits de l'homme, le développement, la liberté d'expression, la bonne gouvernance et les élections, l'accent a été mis sur les risques de compromettre leur indépendance à travers l'intervention de l'Assemblée des représentants du peuple dans le choix de leurs membres.

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