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La cohésion sociale: Vecteur d'émergence d'une Tunisie en crise

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TUNISIANS UNITY
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Aujourd'hui, nous assistons à une remise en question des valeurs communes, des relations sociales et des engagements. Certains mécanismes sociaux tels l'ordre civil, le sentiment d'appartenance ont été atteint et par suite notre société est aujourd'hui affaiblie par certaines fragmentations sociales.

De ce fait, la cohésion sociale se voit menacée et devrait donc être une des priorités du nouveau gouvernement autrement cela pourrait entrainer une plus grande fragmentation de la population et une instabilité sociale, politique et économique.

Ceci semble donc indiquer que de grands défis se posent. En effet, les attentes du citoyen se résument en la garantie d'une meilleure qualité de vie possible aussi bien sur le plan social qu'environnemental et économique.

Quant au nouveau gouvernement, son plus grand défi est de sortir le pays de la crise tout en essayant de répondre aux attentes des citoyens et de convaincre toutes les catégories sociales confondues de la nécessité de faire certains sacrifices pour le pays sans pour autant porter atteinte aux principes d'égalité, de liberté et de démocratie.

Le nouveau gouvernement devra donc se démunir de programmes qui répondent aux besoins d'une population diversifiée culturellement et qui contribuent à renforcer la cohésion sociale comme principal garant d'un développement économique permettant à notre Tunisie de ré-émerger et de faire face à cette crise.

Néanmoins, le taux de chômage élevé, l'accroissement de la pauvreté, le mécontentement et la perte de confiance pourrait entrainer une perte de tolérance envers ce nouveau gouvernement et ne lui offrirait pas l'assise nécessaire pour travailler dans des conditions favorables.

En effet, l'état de décadence dans lequel se trouvent les institutions politiques, la crise socio- économique, témoignent d'une situation de rupture d'équilibre dans laquelle est plongée la société tunisienne.

Certes cette situation pose actuellement des défis majeurs au gouvernement mais aussi aux organisations de la société civile qui jouent un rôle moteur dans la mutation culturelle et l'accompagnement de l'évolution.

Ces organisations se doivent aujourd'hui d'être actives dans l'émergence d'une éducation à la citoyenneté responsable en vue d'un engagement responsable dans les affaires publiques et le respect des lois.

Le rôle de ces organisations de la société civile se doit donc de contribuer à la promotion de la culture citoyenne par la formation, la communication et le contrôle de l'action publique.

Ce nouveau gouvernement, devrait donc considérer les organisations de la société civile comme des partenaires des politiques publiques car l'implication de la société civile dans la vie politique constitue le meilleur moyen pour relever les défis qui attendent notre pays.

Nelson Mandela disait "cela semble toujours impossible jusqu'à ce qu'on le fasse": œuvrons donc ensemble à ce qu'on y arrive en s'engageant dans la voie de la réconciliation, de la reconstruction et du développement.

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