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L'interview de Béji Caid Essebsi en 21 points

Publication: Mis à jour:
BEJI
Facebook/présidence de la République
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Le président de la République Béji Caid Essebsi a accordé une interview à Elyes Gharbi. En voici les points les plus importants:

  • L'opposition est toujours dans la critique et dans l'affrontement. Ils doivent saisir que le moment de l'histoire n'est plus le même car on ne s'oppose plus à un régime dur. Nous sommes en démocratie.
  • Certains demandent un gouvernent d'union nationale pour sortir le pays de la crise.
  • Pour évaluer le travail du gouvernement, il faut d'abord évaluer la situation du pays. Afin de l'évaluer, il est important de tenir compte des données existantes:

→ Les ressources du pays: baisse de la production de phosphate et baisse des rentrées en devises du tourisme.

→ Le terrorisme: il a un coût énorme.

→ La situation de la Libye: un manque à gagner de plus de 4 milliard de dinars.

De ce fait le déficit devient très important et il sera difficile de boucler les budgets. Ce n'est pourtant pas à cause de tout cela, que nous ne devons pas évaluer la situation.

Nous considérons que le rendement du gouvernement est moyen.

Par contre si l'Etat impose sa puissance pour empêcher les grèves sauvages, les résultats seront meilleurs et l'Etat ne peut le faire de manière confortable afin d'éviter les conflits.

  • Je considère que ce gouvernement est en mesure de faire face aux difficultés mais doit être davantage ferme avec l'application de la loi
  • Je ne suis pas contre les augmentations salariales malgré qu'elles engendrent un déséquilibre budgétaire mais on doit aussi parler productivité.
  • L'UGTT a porté des critiques sur le travail de certains ministres. Il est préférable d'éviter ce genre de palabres.
  • Si nous voulons un gouvernement d'union nationale, l'UGTT et l'UTICA doivent en faire partie intégrante . Nous devons consulter et décider qui la dirige (sachant que je n'ai aucun soucis à ce que M. Essid la conduise ou toute autre personne qui rencontre un consensus de la part des différentes parties impliquées). Cela suppose une plus grande solidarité. Ce gouvernement doit être composé du Quartet actuel, l'UGTT, l'UTICA et des indépendants. Certains partis de l'opposition peuvent aussi l'intégrer s'ils acceptent la situation existante du pays pour gouverner.
  • Nous ne changerons pas la situation actuelle si nous ne proposons pas mieux.
  • L'opinion publique appelle au changement des données et un nouveau gouvernement.
  • Ce gouvernement n'a pas fait le bilan de la situation qu'il a trouvé et cela fait qu'ils endossent l'ensemble des problèmes dont ils ont hérité.
  • Si je me suis présenté à la magistrature suprême , c'est parce que je considérais que cela était de mon devoir de le faire. Sans quoi je ne l'aurai jamais fait si la situation est différente.
  • Si nous n'arrivons pas à former ce gouvernement d'union nationale, cela veut dire que chacun veut critiquer mais personne ne veut s'impliquer pour trouver ensemble des solutions.
  • Le chef du gouvernement est prêt à adhérer à cette proposition de former un gouvernement d'union nationale
  • Les priorités de ce gouvernement devront être les suivantes:
→ Combattre le terrorisme
→ Combattre la corruption
→ Favoriser encore davantage la démocratie
→ Trouver des solutions aux jeunes , au chômage et à l'inégalité entre les régions
  • Le gouvernement doit avoir un rôle social et faire appliquer la loi. L'ARP devant bien évidemment soutenir cette initiative
  • D'ici la fin de l'année nos frontières avec la Libye seront totalement sécurisées La guerre contre le terrorisme doit être globale et concerner tout le monde et pas seulement les forces armées.
  • La corruption est aujourd'hui généralisée et touche tout le monde. Nous devons définir les outils pour combattre la corruption.
  • Les jeunes ont l'impression de ne pas être entendus. Je me suis entretenu avec tous les représentants de la jeunesse. Il y aura un congrès national pour la jeunesse et nous écouterons attentivement leurs propositions.
  • Il est important de créer un meilleur cadre de vie aux régions défavorisées.
  • Nous sommes en train de construire un État moderne et nous devons nous accepter les uns les autres.
  • Ce gouvernement d'union nationale ne doit pas remettre en cause ce qui a été fait par le gouvernement post élections et doit être soutenu par tous.
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