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Le besoin de vivre autre chose

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HAPINESS WOMEN
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Une partie de ma vie a été consacrée à chercher ma mère. J'ai cherché cet amour dont on parle dans les livres, que l'on voit à la télé. J'ai cherché celle qui aurait dû me rassurer lors de mon premier jour à la maternelle... Mais elle m'a laissée sur le pas de la porte et est partie sans se retourner. En fait, cette image illustre parfaitement ce qu'a été notre relation tout au long de nos années de cohabitation terrestre.

Bien qu'aujourd'hui je puisse affirmer avec certitude que tout cela n'a plus vraiment d'importance, reste que le fait que je n'ai jamais pu exprimer ma véritable nature, c'est-à-dire être l'enfant enjouée, curieuse, créative et sensible que j'étais en réalité fait de moi une personne qui ressent maintenant un besoin urgent de vivre et de s'exprimer.

Étant donné que j'ai dû, dès mon arrivée dans cette vie, squatter mon droit de faire partie d'une famille, j'ai toujours ressenti que je n'étais pas à ma place, peu importe l'endroit.

Je me rappelle de mon premier vrai emploi, que j'ai ironiquement occupé pendant près de 20 ans. À chaque année, je vivais un moment de grand malaise intérieur, de remise en question. Une espèce de solitude et de vide. Comme si j'étais en train de passer à côté de quelque chose d'exceptionnel. Vous savez, le feeling que l'on éprouve quand tous nos amis sont à une fête et que nous sommes confinés dans notre chambre... Nous aurions alors envie de sauter par la fenêtre!

Il s'agit d'un appel à vivre autre chose, un genre de conviction que je suis en train de louper mon bonheur.


Cette émotion ne m'a jamais quittée. Peu importe le travail que je fais. Peu importe l'endroit où j'habite. Peu importe les gens que je fréquente. Il s'agit d'un appel à vivre autre chose, un genre de conviction que je suis en train de louper mon bonheur ou, du moins, de rater des expériences qui contribueraient à une vie encore plus épanouissante. Je le vois comme un besoin de renaître.

Je suis certaine que je ne suis pas la seule à me sentir ainsi, à réaliser que mon quotidien ne correspond en rien à ce que mon cœur désire, à ce que mon âme réclame pour s'épanouir.

Quelle sphère de notre vie est la plus difficile à supporter au quotidien? Est-ce le travail que nous occupons qui paye les factures, mais ne vous valorise en aucun cas? Ou notre relation de couple que nous supportons de peur de nous retrouver seuls ou de ne pas y arriver financièrement? Ou est-ce notre vie sociale qui nous ennuie à mourir, mais nous sentons une certaine obligation à être loyaux envers nos amis de toujours?

Notre passage sur cette terre est d'une durée déterminée. Ne serait-il donc pas merveilleux de se lever le lundi matin pour aller au travail en se sentant transportés de joie face à cette nouvelle semaine qui débute? Ou de se réveiller auprès de l'être cher en remerciant la vie pour la chance que nous avons de partager le quotidien de cette personne exceptionnelle? Ou de faire des activités avec des gens qui nous stimulent intellectuellement?

Parfois, ce qui fait le plus peur est ce qui manque le plus à notre vie. Nous nous devons de prendre la place qui nous revient car c'est là le but ultime de toute cette aventure terrestre.

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Ce blog a été initialement publié sur le HuffPost Québec

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