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Sommes-nous vraiment ce que nous pensons être?

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SAHAPTCHI
C.OUANES
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Le voyage épique de notre essence

Respectivement, mais communément, nous sommes tous des caméléons par instinct psychologique. Pendant le processus de maturité, nous avons tendance à nous poser de nombreuses questions sur la façon dont nous interprétons les idées, la façon dont nous les modelons à la réalité en tant qu'interaction suivie d'une interprétation.

D'ailleurs, en préambule de cette croissance, nous nous rendons compte que nous faisons face à un changement. Nous avons simplement commencé à interpréter de plusieurs angles ce qui se passe autour de nous. Pour certains, cette transition est fluide et la connaissance en la matière est rapidement développée puis transformée en un château splendide. Pour d'autres, il faut plus de temps, et peut-être en petits incréments, pour faire naître un chef d'œuvre encore plus architectural et détaillé. Quant à la première catégorie d'individus susmentionnés, cette métamorphose leur donne l'avantage d'émettre/recevoir un signal communicatif d'une manière plus systématique et rationnelle. Ils sont plus dans l'instant et ont tendance à prendre les choses en main avec agilité et aplomb.

Cependant, elle forge une deuxième catégorie d'analystes approfondis d'idées, qui se transforment par la suite en "éponges émotionnelles", qui se nourrissent d'énergie et d'extractions humaines abstraites, s'appuyant sur l'empathie.

L'appréhension

Par ailleurs, ceux faisant partie de la "deuxième catégorie" susmentionnée - reconnaissent une peur. Pendant la phase chrysalide, cette appréhension se ressent. Elle est provoquée par le lent achèvement de cette maturité.

En outre, bien qu'elles se réjouissent d'un sentiment d'épanouissement en conquérant une nouvelle piste, ces personnes concernées se sentent de loin laissées pour compte par l'agilité de leurs comparables de la première catégorie.

Cette réflexion a pour but de faire relativiser et fournir un certain confort. Il est à noter que ça fait partie du cycle, qui doit à son tour être embrassé, de sorte qu'il se transforme en acceptation et puis en valorisation.

Sommes-nous vraiment ce que nous pensons être?

Si nous avons précédemment abordé une révélation, il est essentiel d'évoquer l'application de ces découvertes au quotidien.

Comme il semble que nous soyons tous les jours sujets à de lourdes contraintes, telles que les responsabilités et les devoirs sociaux, professionnels, financiers et de conviction, il est très important de rappeler un pilier critique de nos êtres qui a toujours été marginalisé de la mémoire collective. C'est en effet - pour ne pas dire l'une des plus grandes - une lutte acharnée. C'est juste que nous ne nous en rendons pas compte très souvent.

En fait, ce combat perpétuel vise à établir un juste milieu entre l'altération et la préservation de nos notions fondamentales. Grâce à nos expériences et évasions personnelles, nous avons acquis des idées, des compréhensions et des croyances. Avec nos acolytes, nous sommes quelqu'un, avec les collègues ou même des patrons, nous sommes des personnes différentes. Nous ne sommes pas les mêmes personnes avec les amoureux. Nous sommes bien un "personnage" spécifique avec des inconnus avec qui nous avons des liens restreints, par nature ou par peur des préjudices qu'ils peuvent porter à notre égard.

Pendant que des interactions s'établissent quotidiennement avec d'autres personnes, notre subconscient se stocke de données subliminales. Notons que ces interactions ne se limitent pas nécessairement aux petites conversations, voire même philosophiques ou sur la perception. En d'autres termes, ces caractéristiques assimilées peuvent être traduites à partir des actions et des réactions des autres, en observant des choses simples, comme le langage corporel et le choix des mots.

Cela transcende ce modèle développé de divulguer par simple curiosité, pour permettre une tentative d'exploration d'un sens, d'un noyau ou d'une finalité. Ceci se catégorise dans le fait que l'être humain a toujours été dans la recherche de la vérité. De plus, lorsqu'on parle d'analyser les actions et les réactions des autres, cela ne signifie pas inéluctablement qu'ils avaient tort. Bien que nous sommes parfois entourés de personnes spontanées et de bonne foi, un réflexe vigilant et développé en mécanisme d'autoprotection, favorise des interprétations suspectes des signaux transmis, surtout s'ils nous ciblent et nous y sommes impliqués.

Intelligence émotionnelle et compétition mentale

Une nouvelle règle sociale stipule qu'il ne faut pas trop exhiber ou partager nos émotions comme la joie, un spleen, l'euphorie, les remords, la mélancolie, etc. Nous sommes même devenus trop prudents pour laisser les gens poser un regard furtif sur nos états d'âmes que nous gardons voilés. L'intelligence émotionnelle est lorsque nous dépassons cela pour ajuster notre comportement de manière à orienter l'intuition. C'est une notion qui s'éveille pendant un échange entre un destinateur (émetteur) et un destinataire, pendant un moment d'émission et d'absorption communicatives.

Toujours dans une bataille à finalité alpha ou disciple, chacun des deux essaie de mettre en œuvre ce qui a été acquis de l'intelligence émotionnelle. C'est semblable à un duo dans un jeu de briques, dans lequel chacun réitère sa forme sur celle de l'autre de façon redondante, jusqu'à ce que le point culminant soit atteint. Cette avidité d'aboutissement nourrit l'interaction. Ça rappelle la satisfaction abdominale après avoir mangé une banane sur un ventre vide.

Cependant, - et loin de toutes manipulations et d'objectifs malsains - l'optimisation des compétences en intelligence émotionnelle, est en fait un moyen pour accroitre notre marge de tolérance. Il s'agit d'un exercice d'exorcisme classique, étant donné que l'envie d'expulser une partie de nous-mêmes est omniprésente, pour qu'elle réside temporairement dans l'autre. En outre, c'est l'éveil d'un appendice cognitif ou d'une intuition, permettant la stimulation des émotions d'autrui, telles que la compréhension, la relation et la sympathie.

C'est une communication alternative révolutionnaire, la communication humaine 2.0. L'intelligence émotionnelle est un pouvoir réel, une arme de savoir redoutable.

Voilà, quelques catalyseurs d'une psychologie lucide.

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