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Amira Ben Rejeb: Ambassadrice de la littérature tunisienne francophone de l'autre côté de l'Atlantique

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LITERATURE
kurmyshov via Getty Images
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Dans ce billet, je souhaiterais rendre hommage à Amira Ben Rejeb qui est une jeune chercheure en littérature française du dix-neuvième siècle à l'Université de Chicoutimi (Québec). Le parcours d'Amira est impressionnant. Elle a entamé des études de lettres classiques à l'Université de Tunis, où elle a soutenu un mémoire de master, portant sur la problématique de l'hystérie dans le roman Salammbô de Gustave Flaubert.

Puis, elle a fait cap vers Londres, où elle a réussi, dans le cadre du programme de traduction (anglais- arabe), les tests d'admission à l'Université de Westminster. Elle y a passé quelques mois avant de quitter le vieux continent pour poursuivre des études de lettres à l'Université de Québec.

Elle travaille actuellement sur une thèse intitulée La Représentation de la Femme orientale dans la littérature du XIXe siècle chez Gautier, Flaubert et Eberhardt.

"La vie est un apprentissage permanent; plus on croit savoir, moins on sait, tant les choses changent et avec elles les mentalités".
Yasmina Khadra (Ce que le jour doit à la nuit)

J'évoquerai notre première rencontre, l'été dernier, à la Goulette (la banlieue de Tunis). Cette rencontre était placée sous le signe de la littérature, ce qui donne raison à Voltaire lorsqu'il a écrit: "La grands esprits se rencontrent".

Ce n'est pas par complaisance que je l'énonce, mais c'était vraiment le cas d'une rencontre de deux intelligences qui sont animées par la passion de la recherche et, tout naturellement, mordues de lecture.

En réalité, notre amitié a pris forme après des échanges sur le réseau social Facebook, suite à la publication de mon article consacré au roman de Wafa Ghorbel, Le jasmin noir, paru sur le site de La plume Francophone.

Amira n'est pas seulement une chercheure en littérature, mais elle est également une ambassadrice qui représente, comme tant d'autres chercheurs et écrivains, son pays natal: la Tunisie.

J'ai eu l'occasion de discuter avec elle de littérature tunisienne d'expression française à plusieurs reprises, puisque, nous deux, nous nous intéressons à la production littéraire locale, notamment celle des jeunes écrivains comme Khaoula Hosni, Samy Mokaddem, Wafa Ghorbel, etc.

D'ailleurs, Amira, étant collaboratrice au journal local de l'Université Le Griffonnier, publie des articles sur les romans tunisiens francophones pour faire connaître notre littérature auprès des lecteurs canadiens. Amira a publié récemment un article intitulé "Ce pont nommé Littérature : entre la Tunisie et le Québec", dans lequel elle a rendu compte des œuvres des écrivains tunisiens. Aussi Amira parvient-elle à mettre en évidence la transculturalité en faisant communiquer des cultures différentes.

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