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Rapport Davos: La Tunisie victime de sa bureaucratie gouvernementale et de la corruption

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Fedor Selivanov via Getty Images
Fedor Selivanov via Getty Images

Les résultats de l'évaluation de la compétitivité économique de 138 pays, publiés dans le rapport de DAVOS de 2016, le sésame pour encourager les investissements, est tombé comme un couperet sur la Tunisie et l'exécutif en place.

Un rapport qui ajoute une autre couche de vulnérabilité à une Tunisie déjà ébranlée par les effets néfastes du terrorisme et des luttes politiques.

En effet, le rapport intitulé « The Global Competitiveness Report 2016-2017 », classe la Tunisie dans la 95ème position. Des résultats très peu édifiants.

http://www3.weforum.org/docs/GCR2016-2017/05FullReport/TheGlobalCompetitivenessReport2016-2017_FINAL.pdf

Je dresse ici-bas un tableau qui résume la position de certains pays :

davos

Les Emirats Arabes Unis sont en tête de file dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord).

Le Maroc classé 70ème, s'en sort avec les honneurs, au podium de la région de l'Afrique du Nord.

On peut aussi dresser un tableau récapitulatif sur le classement de la Tunisie durant les 4 dernières années :

davos

On remarque que la régression de la Tunisie est bien soutenue, pour passer de la 83ème position en 2013 à la 95ème en 2016 !

Le rapport évoque plusieurs problématiques et facteurs inhibiteurs qui posent entrave à l'investissement, dont essentiellement une bureaucratie gouvernementale inefficace.

C'est le résultat de l'inversion de la hiérarchie des normes, qui donne la primauté à l'appartenance politique par rapport aux vraies compétences.

Je présente, ci-dessous, les facteurs inhibiteurs de l'investissement, selon leur importance :

davos

Selon le rapport, le plus grand handicap pour le développement de l'économie tunisienne est l'inefficacité du marché du travail, en effet la Tunisie est classée 133ème, i.e., la dernière.

Alors que l'économie appelle des besoins colossaux en investissements, les investisseurs potentiels peuvent prendre les résultats du rapport au mot, pendant que l'exécutif s'embarque, derechef, dans des discours pro-domo.

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