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Alzheimer: Principe de précaution et nocivité des médicaments contre l'Alzheimer

Publication: Mis à jour:
ALZ
AFP
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On fête chaque 21 septembre la Journée mondiale contre l'Alzheimer. Or, on ne dit pas tout sur ce qui n'est, d'après les dernières recherches scientifiques, qu'une soi-disant maladie imposée par l'industrie pharmaceutique, n'étant qu'un vieillissement cérébral problématique.

Or, en Tunisie, comme ailleurs, on vivait bien d'Alzheimer avant le lancement de cette supposée affection, car ne remplissant pas les critères scientifiques d'une maladie. Bien mieux, on ne meurt point d'Alzheimer, mais des complications qu'occasionnent les médicaments supposés ralentir une telle soi-disant maladie.

Le mythe de la maladie d'Alzheimer

C'est ce qui ressort du livre, publié début janvier 2008 et devenu un classique, par la plus grande sommité médicale en la matière aux États-Unis, le professeur Whitehouse. Ainsi, parle-t-il de "mythe de la maladie d'Alzheimer", soutenant catégoriquement que "les traitements existants sont très peu efficaces et l'espoir d'un remède basé sur un acte de foi et des extrapolations non évaluées".

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Invitant ses confrères à éviter à leurs malades le piège du modèle dominant et stigmatisant de la maladie, leur conseillant de leur dire, en guise de diagnostic, avoir la "soi-disant maladie d'Alzheimer", il insiste sur le fait de plus en plus acquis que l'Alzheimer n'est que l'évolution normale du vieillissement cérébral.

Pis! Il est désormais avéré que les médicaments censés traiter l'Alzheimer sont bien plus nocifs qu'on le croit.

Dans un colloque à la Sorbonne fin mars 2012, dont on peut retrouver le texte de l'exposé que j'y ai fait sur mon blog Tunisie Nouvelle République sur une approche sociologique postmoderne de l'Alzheimer, j'ai pu recueillir le témoignage du plus éminent représentant de cette affection en France, le Professeur Olivier Saint-Jean dont le service reste une référence à l'Hôpital Européen.

S'il n'ose pas aller de front à l'encontre de l'establishment médical français, continuant à nourrir l'espoir (fallacieux désormais, ce qu'il n'ose dire) que le traitement chimique puisse ralentir la maladie, il témoigne toutefois que dans son service l'administration des médicaments ne dépasse généralement pas la troisième année au maximum, leur nocivité sur le malade étant prouvée, amenant l'arrêt de toute médication chimique.

Cela confirme, par l'expérience, les propos du spécialiste américain qui mettent en garde contre le "couloir de la mort" dans lequel on fait entrer le malade en le soumettant au traitement chimique.

En lieu et place, il conseille le retour pur et simple à la prise en charge du malade tel qu'elle se pratiquait dans les sociétés traditionnelles (et qui est encore en vigueur chez nous) dans lesquelles le malade reste souvent chez lui, entouré des siens, sans prise médicamenteuse altérant son bien-être. S'adressant aux malades, il est clair et péremptoire: il faut éviter de prendre le moindre médicament prescrit pour cette maladie et "faire ce que vous voulez aussi longtemps que vous le pouvez".

Car aujourd'hui, on s'accorde à dire, pour peu que l'on reste indépendant des intérêts des laboratoires pharmacologiques, que "la complexité des phénomènes rend absurde la notion de trouble cognitif léger (mild cognitive impairment) situé entre la démence et le vieillissement normal". Ainsi, au Japon, le terme de démence est-il désormais banni des enceintes médicales!

Principe de précaution et médicaments

Et partant du fait que "les personnes en proie à des troubles cognitifs conservent un potentiel de vitalité, d'épanouissement et même de sagesse tout au long de leurs années de déclin", de plus en plus de voix autorisées conseillent de ne plus donner de médicaments libellés anti-Alzheimer aux patients, car c'est ce qui crée la maladie.

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D'ailleurs, en Tunisie, on a toujours eu les meilleurs réflexes pour traiter ce genre de vieillissement avant que la médicalisation à outrance ne change nos habitudes, bien plus sous l'effet d'une singerie de l'Occident que d'une vraie conviction quant à l'intérêt en faveur du malade du ratio bénéfices/inconvénients qui doit commander toute prescription.

Certes, la conviction en l'utilité de l'approche biomédicale est bien incrustée dans la mentalité tunisienne, mais elle est aussi prégnante chez les médecins et les autorités sanitaires qui continuent à entretenir l'illusion de l'utilité des médicaments prescrits pour l'Alzheimer malgré tout ce qu'ils induisent désormais comme risques certains.

Voici, au reste, ce que dit la conclusion d'une étude de longue durée, parue dans
The Lancet Neurology, montrant qu'il y a une forte hausse des risques d'effets secondaires graves et de mort chez les patients recevant ces médicaments en plus de l'accélération de la détérioration mentale : "Si quelqu'un diagnostiqué avec la maladie d'Alzheimer « se conduit mal » et manifeste des symptômes neuropsychiatriques, comme l'agressivité et l'agitation, c'est qu'il a souvent reçu des médicaments antipsychotiques. Il s'avère maintenant que cette pratique peut être mortelle."

J'ai personnellement vérifié la réticence (à moins que ce ne soit de l'ignorance) de nos praticiens à reconnaître cet aspect essentiel et novateur dans leur activité. Lors d'une précédente célébration de la Journée de la santé, invité à parler d'un livre que j'ai publié chez L'harmattan sur la prise en charge alternative de la maladie, j'ai évoqué la nouvelle approche.

Or, à ma grande surprise, la quasi majorité de l'assistance composée de praticiens, hormis quelques consciences honnêtes et libres, a mal réagi à mes propos, les prenant à tort pour une attaque contre le corps médical, minimisant l'intérêt de pareille nouvelle approche qui a même été ramenée, dans la bouche de l'une de nos neurologues, à une œuvre assimilable à une littérature de mormons alors qu'elle est celle de sommités mondiales en neurologie et en gériatrie!

Une pareille attitude négative (pour ne pas dire autre chose) venant de notre corps médical, qui semble s'intéresser bien plus à la maladie qu'au malade, donne raison à la critique des auteurs du "Mythe de la maladie d'Alzheimer" lorsqu'ils expliquent la dérive actuelle vers des médicaments devenus dangereux par les intérêts des "multinationales pharmaceutiques et certains experts qui s'emploieraient à entretenir l'inquiétude et l'effroi pour alimenter le financement de leurs travaux".

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Aussi, au nom de l'intérêt général, il est du devoir de nos autorités médicales de parler, pour le moins, de cette approche moins réductrice et plus humaniste du vieillissement cérébral et qui assume la complexité des facteurs biologiques, psychologiques, sociaux, culturels et environnementaux impliqués par la pseudo-maladie d'Alzheimer.

Je rappelle qu'outre mon livre en français racontant une expérience d'accompagnement d'une douzaine d'années et invitant à délaisser le protocole chimique, j'ai aussi publié en arabe un essai sociologique faisant la vérité sur la genèse de ce qu'on pourrait qualifier aujourd'hui d'arnaque médicale.

Plus que jamais, il nous faut en la matière nous convertir résolument à la pratique d'une thérapie basée sur la science du cœur, une culture des sentiments que je nomme bécothérapie, s'ajoutant à la musicothérapie par exemple, ces trucs qui sont de nature à faire que le malade garde totale sa dignité et souffre le moins sinon point, ce qui est le vrai sens du verbe guérir.

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