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En 2017, j'ai décidé de ne plus rendre de compte à personne

Publication: Mis à jour:
2017
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SOCIÉTÉ - En plus d'être un véritable petit bourreau in petto, je suis aussi très forte quand il s'agit de donner aux autres la responsabilité de me jauger et de m'évaluer, sur des échelles de valeurs tout aussi aléatoires et ridicules les unes que les autres.

Cela passe de ma nouvelle couleur de cheveux, à la manière de m'alimenter, de m'habiller, voire même sur la hauteur de talons de mes nouvelles chaussures. En clair, tous mes choix, ou non choix, de vie y passent. J'ai toujours été très portée sur l'auto-critique, l'auto-flagellation, la culpabilité et toutes ces petites manies qui contraignent mon esprit à une analyse perpétuelle et un jugement constant, lui demandant des explications sur le pourquoi du comment, tout en l'achevant sentencieusement à la fin, parce que, bien évidemment, ce n'était pas ce que j'aurais dû faire.

J'ai déjà évoqué à plusieurs reprises cette foutue habitude que j'ai de toujours chercher ailleurs des explications et des réponses que moi seule peux donner. L'explication qui me semble la plus réaliste concernant ce toc étant que je ne sais pas ce dont j'ai réellement envie et besoin.

Seulement, j'en ai assez. Parce qu'au fond, je connais les raisons de chacun de mes actes, de mes décisions, de mes joies et de mes peines. Je sais très bien pourquoi je réagis comme ceci ou comme cela, pourquoi je suis incapable de faire telle ou telle chose.

Je sais bien qu'on échappe jamais au jugement ou à la désapprobation, chacun situant l'autre sur sa propre échelle de valeurs. Moi-même je trouve le comportement de certaines personnes tout à fait incohérent, ou inadapté, avec le fameux "moi, je n'aurais pas fais comme ça". Mais finalement, qui cela engage-t-il en dehors de moi-même? Suis-je à ce point supérieure aux autres pour savoir de quelle manière l'un ou l'autre doit mener sa barque? Bien sûr que non. Nos actes sont toujours dictés par les mêmes raisons: un sentiment, un désir, un souvenir ou une volonté d'éviter un échec, une critique ou une souffrance... Qui suis-je donc pour savoir quelle est la meilleure façon de réagir face à telle ou telle situation? Personne. Or si moi je ne suis personne pour les autres... pourquoi est-ce que je continuerais de permettre aux autres de se comporter ainsi avec moi?

C'est pourquoi j'ai décidé que mon principal objectif de l'année 2017 en matière de développement personnel sera d'apprendre à ne plus rendre de compte à personne, hormis à moi-même, et à me sortir de l'enfer que représente l'approbation sociale.

J'ai enfin compris, au bout de 26 longues années, que les seules attentes que je me dois de satisfaire sont celles qui me concernent directement et personnellement, pas celles que les autres nous imposent. Exit les objectifs qui ne sont pas réellement les miens (comme de rentrer dans un 38), exit les activités qui ne me passionnent pas (comme suer sang et eau dans une salle de sport), exit aussi le style de vie qui ne me correspond plus...

A partir de maintenant, je serai la seule à donner le dernier mot, en mon âme et conscience, en accord avec mes valeurs et avec moi-même. Je serai également la seule à décider de ce que je veux faire du temps dont je dispose et des chemins que je veux emprunter. Et tant pis si je dois pour cela froisser quelques susceptibilités. Bien sûr, mes proches continueront de me donner leur opinion, de me soutenir, de me conseiller, et bien sûr, je continuerai de les écouter, parce qu'ils apportent parfois l'éclaircissement nécessaire à certaines situations mais ils ne seront plus le carburant principal qui me propulse dans une direction concrète. Non. Dorénavant, ce sont mes rêves et mes envies qui serviront de catalyseur à mes actions et de supports à mes buts. Tant mieux si l'opinion générale s'accorde à ma manière de penser et sinon... Tant pis! Parce que finalement, si je ne suis pas là pour satisfaire les attentes des autres, alors ils ne sont pas venus au monde pour satisfaire les miennes!

Et vous? Comment situez vous vos attentes par rapport à celles de vos proches? En premier, au même niveau, en dessous? Pensez vous qu'il est égoïste de faire passer nos propres envies et propres buts avant ceux des autres? Quels sont les "normes" que les autres vous imposent et qui vous pèsent? L'approbation sociale est-elle importante pour vous? Dites-moi tout!

Ce billet est également publié sur le blog Les Chroniques de Di'.

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