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Quand le terrorisme est subi par les musulmans

Publication: Mis à jour:
ROHINGYA
Mohammad Ponir Hossain / Reuters
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Ces dernières années, nous avons beaucoup entendu parler de tueries et de massacres. Mais tous les crimes dans ce monde ne sont pas considérés pas de la même façon.

Terrorisme silencieux

Le génocide birman est l'un des massacres ethniques et religieux les plus cruels de l'histoire. Bien que les nouvelles arrivent difficilement, le génocide a bien lieu par le temps qui court. La voix des Rohingyas, birmans musulmans, ne parviennent pas à nos oreilles, malgré les cris si forts de désespoir.

Au cours des dernières années, des milliers de musulmans fuyant le territoire Myanmar par crainte d'être persécutés par l'ethnie bouddhiste rakhine, sont morts, victimes de terrorisme perpétré par l'armée birmane et les extrémistes bouddhistes.

Crimes contre l'humanité

Au cours des quatre derniers mois, des milliers de musulmans birmans ont été massacrés lors de l'offensive de l'armée birmane. Les responsables de l'ONU ont annoncé l'évasion de plus de 75.000 Rohingyas de la région Rakhine dans le nord-ouest de la Birmanie, vers le pays voisin Bangladesh.

La dernière crise a éclaté dans cette région où les attaques par des extrémistes bouddhistes se sont joints à ceux de l'armée nationale.

À Rakhine, d'Octobre 2016 à l'heure actuelle, la répression ethnique et religieuse contre la minorité musulmane s'est poursuivie. Ce groupe est très différent du reste des groupes ethniques minoritaires de Birmanie. En fait, il est plus proche de la population bengali, de par la culture et les traditions, y compris la religion: l'islam.

Les musulmans birmans vivent dans des conditions d'apartheid. Ils se voient refuser la citoyenneté, leurs droits civils et politiques. La majorité du pays est bouddhiste, parfois extrémiste, et les poursuivent parce qu'ils les considèrent comme des immigrés non indigènes, et ce en dépit de l'histoire qui montre le contraire.

L'Office des Nations Unies pour les réfugiés a récemment publié un rapport qui montre de nombreux massacres et des violences sexuelles qui pourraient être qualifiés comme des crimes contre l'humanité.

Cependant, la communauté internationale ne répond pas. Quant au gouvernement d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, a nié toutes ces accusations. La cheffe du gouvernement birman a, en effet, dénoncé un "iceberg de désinformation" dans la crise des musulmans rohingyas," bien qu'une enquête a été entamée sur la récente flambée de violence. Mais, les enquêtes sont toutefois entravées par l'armée, vu que de nombreux crimes ont été commis par les militaires birmans eux-même.

Les autorités bangladaises sont en collaboration avec la Birmanie et parfois ils commettent des crimes contre les Rohingyas et ils ne les acceptent pas comme réfugiés. Le Bangladesh a annoncé ces derniers jours, qu'il coopérera avec les autorités birmanes pour empêcher l'entrée des militants séparatistes Rohingya dans le pays, ne laissant passer que les femmes, les enfants et les personnes âgées.

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