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Egalité hommes femmes: Où en sommes-nous aujourd'hui ?

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Dans notre monde du XXI siècle, on peut constater que la progression vers l'égalité entre femmes et hommes est réelle, mais le chemin est semé d'embuches. Les avancées sont inabouties et paradoxales, et d'un continent à l'autre, on note de très profondes différences.

Si les femmes baissaient les bras le monde s'écroulerait, ne l'oublions jamais!

Il faut se rappeler que la cause du droit des femmes est relativement récente, ce n'est qu'en 1945 que les Nations unies ont adopté une charte établissant des principes généraux d'égalité entre les sexes. Malheureusement ce sont souvent les guerres qui permettent l'émancipation des femmes, celles-ci devant faire vivre la famille et générer des revenus.

Depuis 1945, plusieurs conférences internationales ont permis de préciser les objectifs d'égalité entre les sexes .

Rappelons tout d'abord quelques phrases qui montrent le progrès accompli:

* Il y a un principe bon qui crée l'ordre, la lumière et l'homme. Il y a un principe mauvais qui crée le chaos, les ténèbres et la femme. Du célèbre Mathématicien et philosophe grec Pythagore Né en -
582

* La femme est naturelle, c'est-à- dire abominable. Charles Baudelaire 1821-1867

* Si la femme était bonne dieu en aurait une. Sacha Guitry 1885-1957

* Mais qui va garder les enfants maintenant ? C'était demandé Laurent Fabius lors de l'investiture à l'élection présidentielle de Ségolène Royal en 2007.

Il est impossible de remonter à l'origine de ces inégalités ou différenciations entre hommes et femmes. Les inégalités sont communes aux trois religions monothéistes et ont évolué en parallèle à l'évolution des dites religions. On retrouve aussi ces inégalités en Asie, Chine, Inde, Japon etc.

Si nous nous intéressons aux religions monothéistes :

Chez les Chrétiens: Il y a l'impossible ordination des femmes, pas de divorce possible, ni de contraception, ni d'avortement bien sûr et une soumission de la femme à l'homme: "Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur".

La femme chrétienne a un but défini: procréer, elle reste soumise à son mari: "Le Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ". La femme doit également servir l'homme: "Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur".

Chez Les Musulmans: Les femmes ne peuvent devenir imam, elles ne peuvent prier avec les hommes à la mosquée, n'ont pour la plupart pas eu accès à l'éducation, n'ont pas toujours un statut légal ni de vrais droits civiques.

Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute
identique: "C'est pourquoi la femme doit avoir la tête couverte, signe de sa dépendance par respect des messagers de Dieu".

C'est donc au nom du respect que les femmes chrétiennes, comme les musulmanes, se voient imposer le port d'un voile.

Chez les Juifs: La femme n'a pas accès au rabbinat, mais il commence a y avoir des exceptions: Celia Surget en 2007,Delphine Horvilleur en 2008 et Pauline Bebe en 1990. Dans la religion juive, le divorce et la répudiation sont permis mais découragés, l'avortement est autorisé s'il met la vie de la mère en danger ou si elle ne peut pas assumer son enfant, la contraception et la polygamie sont interdites.

On retrouve chez les musulmans et les juifs le même précepte: Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. "Si donc une femme ne porte pas de voile, qu'elle se tonde; ou plutôt, qu'elle mette un voile puisque c'est une faute pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou rasés".

Les femmes juives intégristes traditionnelles, appelées communément les "fourmes" se rasent la tête.

Et dans les autres grands pays:

En Chine: 104,9 hommes pour 100 femmes en Chine en 2010. "Les femmes soutiennent la moitié du ciel" disait Mao Zedong, le fondateur de la République populaire de Chine. Le dirigeant communiste prônait l'égalité entre les hommes et les femmes. Dans les lois, les Chinoises ont des droits similaires aux hommes. Mais en pratique, les discriminations perdurent. Les femmes, contrairement aux garçons, sont une charge pour les familles.

En Inde: 106,4 hommes pour 100 femmes en Inde en 2011. Dans la société indienne, la femme est traditionnellement discriminée et exclue des décisions
politiques et familiales. Sa parole est rarement prise en compte et ses droits sont limités, et ce
malgré la charge considérable de travail qu'elle doit fournir quotidiennement pour faire vivre sa
famille. Dès la naissance, les jeunes filles indiennes se retrouvent victimes de discrimination. Selon un rapport du Ministère indien de la santé et de la famille, de 2005, le taux de mortalité enfantine des filles est 61% plus élevé que celui des garçons. Cette inégalité des genres se ressent aussi dans le domaine de l'éducation, seules 2/3 des filles âgées entre 6 et 17 ans sont scolarisées, contre 3/4 chez les garçons.

Au Japon: Femmes soumises, maris tyranniques et enfants studieux: c'est ainsi qu'apparaît la famille japonaise aux yeux de nombreux occidentaux. Les clichés ont la vie dure, mais la réalité est plus nuancée.

Les inégalités hommes-femmes au sein de la famille sont en effet très nombreuses mais cela tend à s'améliorer. Au Japon, il n'existe que deux choix de vie possibles pour les femmes: soit elles se
marient et s'occupent du foyer, soit elles restent célibataires et travaillent.

Leur choix de vie reste donc limité. Traditionnellement, la femme japonaise a le rôle de la femme au foyer: elle doit être épouse et mère modèle et doit effectuer les tâches domestiques. 

Dans les esprits japonais, il semble effectivement naturel que la femme doit se limiter à sa place dans la sphère familiale.

Les Japonaises ont d'ailleurs pour la plupart intériorisé cette norme de la femme au foyer et sont
fières de ce rôle que leur propre mère leur a enseigné et qu'elles transmettront à leur tour si elles
ont une fille.

Le mot 'Shufu', ou femme au foyer, est presque synonyme de femme (du moins à partir de 30 ans
ou du mariage). Derrière cet amalgame se cache donc toutes les normes et valeurs que rattachent les Japonais au rôle de la femme : tout ce qui est domestique appartient aux femmes et compose leur identité, les suivant jusque dans leurs activités extra-domestiques.

Enfin le Monde occidental :

Celui-ci étant de plus en plus multiculturel, et communautaire, on retrouve toutes ces traditions
discriminantes dans certains quartiers de nos pays. Par lâcheté, ou pour ne pas être taxé de raciste, on laisse assez souvent ces discriminations ancestrales progressées, on ferme les yeux, c'est dommage!

Conclusion:

Où en est-on réellement aujourd'hui? "Il y a des avancées dans un très grand nombre de domaine comme la santé, l'instruction... mais on voit aussi des situations se dégrader". Moins nombreuses que les hommes sur terre depuis les années 1950 - les femmes sont 3,6 milliards sur près de 7,4 milliards d'humains -, elles vivent plus longtemps, et ce partout. C'est un des rares avantages
qu'elles peuvent revendiquer par rapport aux hommes. L'espérance de vie plus longue cache une dégradation de la santé plus importante pour les femmes, liée notamment aux "difficultés rencontrées parfois pour concilier vie professionnelle la vie familiale, les activités domestiques mobilisant davantage les femmes que les hommes, y compris celles qui travaillent".

Enfin, bien sur les femmes subissent davantage les violences sexuelles (75 à 85 %). Celles-ci augmentent dans les statistiques, et, cela est dû, à une certaine "libération de la parole des femmes". La mesure et la comparaison de cette violence restent toutefois difficiles, tant les définitions légales des viols, agressions ou harcèlements, diffèrent d'un pays à l'autre.

Si les femmes baissaient les bras le monde s'écroulerait, ne l'oublions jamais!

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