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Séquence mémorielle

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Le 15 octobre 2015, j'avais posté le mot ci-après en l'illustrant de photos sur les transformations urbaines que subissent nos anciens et beaux quartiers. Nous sommes à Kouba sur les hauteurs du quartier de l'Oasis: remarquez la belle vue sur mer à partir d'un balcon urbain aménagé en haut d' un mur de soutènement que bouche désormais le projet d'hôtel en cours. La belle maison coloniale aussi qu'on vient juste de démolir pour un projet de je ne sais quelle nature.

Les photos ont été prises aujourd'hui 10 décembre 2016.

SÉQUENCE MÉMORIELLE

Ces deux dernières décennies, nous avons assisté à une transformation violente des paysages urbains des quartiers résidentiels d'Alger. Ils subissent les assauts de la frénésie immobilière qui change irréversiblement leur caractère résidentiel. Au-delà du changement de la fonction c'est toute la mémoire du lieu qui s'efface au gré des occupations au sol et des densités bâties qui décuplent suivant la courbe de l'explosion du coût du foncier.

L'arrivée de nouveaux riches, gonflés par les accointances conjoncturelles aux sphères du pouvoir quand ils n'y sont pas carrément dedans, qui investissent dans la pierre, nourrissent la bulle spéculative et se servent gracieusement au comptoir des banques publiques.

Sur l'une des plus belles perspectives urbaines d'Alger à l'entrée du quartier de Kouba en venant du ruisseau, les belles villas disparaissent l'une après l'autre pour laisser place à des immeubles de bureaux, des hôtels ...

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Je regrette plus particulièrement la démolition d'une magnifique demeure de maître de style provençal avec des murs de façade en limousinerie de pierre grossièrement crépie et un appareillage joliment agencé qui a servi d'atelier à un peintre français puis à un céramiste algérien de renom.

Ces larges baies laissaient apparaitre, le soir surtout, des toiles suspendues aux murs qu'on pouvait voir de la rue. Dans l'indifférence cette maison disparut dans l'abime de l'amnésie collective. Avec elle c'est la générosité des vues imprenables sur la baie d'Alger offertes aux piétons qui se réduit en peau de chagrin.

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